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Le diabète passé au crible

En cette Journée mondiale du diabète, une étude nationale de l’agence Santé publique France souligne la corrélation entre cette pathologie et l'obésité. Un surpoids qui concerne surtout les populations les plus défavorisées.

Le vieillissement de la population, une meilleure efficacité du dépistage et l'allongement de l'espérance de vie suffisent-ils à expliquer l'augmentation actuelle du nombre de diabétiques en France ?

La réponse n'est pas tranchée, alors même que les cas de cette maladie qui se caractérise par un excès chronique de sucre dans le sang ont crû de 2,1% entre 2010 et 2015. Soit un total de 3,3 millions de diabétiques.

Une autre variable pourrait être également avancée, comme le souligne l’agence Santé publique France au terme d'une enquête dont les résultats sont publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Comme le rapporte Le Figaro, la progression du surpoids et de l'obésité dans notre pays ne serait pas étrangère à l'évolution des cas de diabète.

Du point de vue sociologique, les populations les plus défavorisées sont davantage exposées au diabète. En ce 14 novembre 2017, Journée mondiale du diabète, l'enquête montre notamment qu'il y a 3,6% de cas parmi les personnes de moins de 60 ans bénéficiaires de la couverture de maladie universelle complémentaire (CMU-C). Ce taux est de 1,7% pour les autres.

Géographiquement, la région des Hauts-de-France et celles d'Outre-mer sont particulièrement atteintes. Alors qu'au niveau national, 5% de la population est traitée contre le diabète, 6% des habitants du Nord sont pris en charge pour cette pathologie. A La Réunion, on en dénombre 10%, en Guadeloupe 9% et 8% en Guyane. A titre de comparaison, on compte 3% de diabétiques en Bretagne. Au niveau départemental, la Seine-Saint-Denis atteint un taux de 7%.

Si ces régions sont particulièrement affectées, explique la Pre Agnès Hartemann, chef du service de diabétologie de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, c'est en raison des difficultés socio-économiques éprouvées par leur population. La sédentarité, une consommation excessive de graisse et de sucre favorisent, en effet, le surpoids et le diabète de type 2. Ce qui n'est pas le cas du diabète de type 1, qui survient plus généralement chez les enfants sans lien avec l'obésité. Le diabète impacte de surcroît davantage les hommes, observe l'enquête. En 2015, 6% d'entre eux en étaient atteints, contre 4% des femmes.

Autant de renseignements ciblés qui permettraient de mettre en place des "campagnes de prévention primaire", estiment les auteurs de l'étude.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)