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Déserts médicaux : un plan pour attirer les spécialistes

En 2012, le ministère de la Santé lançait un programme baptisé "Pacte santé territoire" en faveur des zones désertées par les médecins généralistes. Trois ans plus tard, la ministre de la Santé, Marisol Touraine repart à la charge dans l’optique cette fois d'encourager les spécialistes à s’installer dans les régions oubliées. Ce sont à présent les gynécologues, les ophtalmos, les pédiatres, les cardiologues et les dermatologues qu’elle veut voir revenir dans les campagnes.

Ce nouveau plan, dont le coût annoncé est de 200 millions d’euros "sera détaillé cet après-midi à Dijon (Côte-d’Or) par la ministre de la Santé à l’occasion du congrès des généralistes enseignants", annonce Le Parisien/Aujourd’hui (page 10), qui a pu le consulter. De ces nouvelles dispositions, "on retiendra en particulier l’élargissement des mesures aux médecins spécialistes, les oubliés du pacte de 2012", indique le quotidien.

"L’incitation se fera d’abord à l’université", notamment en permettant aux étudiants d’"effectuer des stages en cabinet de ville ou en maison de santé pour découvrir la pratique libérale".

En parallèle, le numerus clausus sera augmenté de 131 étudiants "au profit de facultés situées dans dix régions en pénurie". Par ailleurs, 200 nouveaux contrats d’engagement de service public vont être mis en place d’ici à 2017 : ils permettront à un étudiant de percevoir une aide financière en échange d’un engagement pour son installation en zone de pénurie.

Le plan de Marisol Touraine prévoit également "une montée en puissance des contrats de praticien territorial de médecine générale (PTMG)", écrit Le Parisien/Aujourd’hui. Le but est de signer 1.000 contrats en 2017, soit 50% de plus que prévu actuellement. Afin d’être plus attractifs, ces contrats intégreront la prise en charge d’un congé paternité et des arrêts maladie.

Enfin, 200 postes de médecins correspondants du Samu vont être créés d’ici à 2017, ainsi que 200 maisons ou centres de santé supplémentaires, afin d’atteindre les 1.000 établissements dans deux ans. Dans le même mouvement, conclut le quotidien, "des expérimentations de télémédecine vont être lancées en 2016 dans neuf régions, au profit des maisons de retraite et de santé, qui bénéficieront d’un plan d’investissement de 40 millions d’euros".

A lire aussi – Fonctionnaires : des arrêts maladie plus fréquents mais moins longs

Selon une étude menée par le ministère de la Fonction publique, les arrêts maladie ont été plus nombreux en 2013 chez les fonctionnaires que chez les salariés du privé. Plus nombreux mais moins longs.

En effet, rapportent Les Echos (page 2), "environ un tiers des agents de la fonction publique ont été au moins une fois en congé maladie en 2013 (32% dans l’Etat, 38% dans la territoriale et 33% dans l’hospitalière). La proportion est de 28% pour les salariés du privé. Mais 52% des fonctionnaires arrêtés ont été absents moins de 8 jours dans l’année, contre 46% des salariés du privé".
C’est dans la fonction publique territoriale que les absences sont les plus fréquentes, indique l’enquête. Par ailleurs, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, l’âge n’est pas un facteur aggravant en la matière, écrivent Les Echos : en effet, "en 2013, 31% des agents de la fonction publique d’au moins 50 ans ont eu un arrêt maladie contre 39% pour les moins de 30 ans". Mais quand ils s’arrêtent, les seniors s’absentent plus longtemps : 29% des fonctionnaires de 50 ans et plus se sont arrêtés au moins 30 jours, contre 14% chez les moins de 30 ans.

En bref

Social

– "Violences faites aux femmes : Boistard veut les "réprimer lourdement"." A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard, a déclaré hier que les femmes victimes de violences doivent être encouragées à "libérer leur parole" pour se faire aider, et que "la honte doit changer de camp". "Il faut qu’on s’occupe de réprimer lourdement les auteurs des violences", a-t-elle ajouté. Les Echos page 15.

Santé

– "La grippe aviaire H5N1 fait son retour dans l’Hexagone." Après huit années d’absence en France, la grippe aviaire H5N1 est de retour, notamment dans une basse-cour de Biras (Dordogne) où 22 des 30 volailles ont été retrouvées mortes. Bien que le virus atteigne rarement les humains, leur propriétaire, qui élevait ces poules pour sa consommation personnelle, a également contracté la maladie. L’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) a précisé que la souche en cause semble correspondre "à une souche déjà détectée en Europe, qui présentait jusqu’alors un profil faiblement pathogène. Les Echos page 17 et Le Parisien/Aujourd’hui page 14.

Et aussi

– A cause de la concurrence des pays "low cost", et de l’essor des produits biologiques qui se substituent progressivement à ceux fabriqués par synthèse chimique, les industriels européens du médicament révisent leur outil de production. Les Echos page 10.

– La collecte nette d’assurance-vie s’est élevée à 1,6 milliard d’euros en octobre, soit le 22e mois de collecte nette positive. Les Echos page 30.

– Depuis les attentats de Paris, La Croix-Rouge enregistre une hausse des inscriptions à sa formation aux premiers secours. Le Figaro page 12.

– Les Brésiliennes, championnes du monde de la césarienne. Libération pages 20 et 21.

– La Cop21 concerne notre santé. Le Parisien/Aujourd’hui page 21.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)