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Déserts médicaux : les quatre priorités du plan gouvernemental

Le gouvernement a présenté vendredi 13 octobre un plan pour l'égal accès aux soins dans les territoires. Au programme : peu de contraintes et le développement des maisons de santé.

En dix ans, c'est le dixième programme mis en œuvre pour favoriser l'accès aux soins pour tous. Vendredi dernier, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le Premier ministre, Edouard Philippe, ont présenté un nouveau plan destiné à lutter contre les déserts médicaux.

Comme l'expliquent Les Echos, "le nouvel exécutif privilégie une politique des petits pas, dans la continuité de son prédécesseur". En d'autres termes, indique le chef du gouvernement, ce plan consiste à "amplifier les mesures qui fonctionnent et de lever méthodiquement tous les obstacles qui empêchent les acteurs de mettre en place des solutions adaptées à leur territoire". Pour cela, l'accent a été mis sur quatre priorités, déclinées en vingt-et-une orientations.

La première de ces priorités est de renforcer l'offre de soins dans les territoires par le bais d'une présence médicale et soignante accrue. La deuxième vise à mettre en œuvre la révolution numérique en santé afin d'abolir les distances. S'ensuit la volonté d'améliorer l'organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue. Dernière orientation : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover.

En somme, observe Libération, aucune marque de triomphalisme dans ce programme et, comme dans les gouvernements précédents, toujours ce même "refus affiché de mesures contraignantes pour pousser les médecins à s’installer dans des zones sous-dotées".

Ainsi, enchaîne Le Figaro, figureront au programme "des aides pour les médecins hésitant à s'installer dans ces zones essentiellement rurales, des simplifications administratives", le développement de la télémédecine avec les consultations à distance, ainsi qu'une "réorganisation de l'offre médicale pour encourager les maisons de santé".

Sur ce dernier point, Agnès Buzyn a émis le souhait de multiplier par deux le nombre des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), précise Le Parisien. Grâce aux 400 millions d'euros programmés, on en comptera près de 2.000 en 2020. Ce qui ne ravit pas forcément les syndicats de médecins libéraux, qui auraient préféré davantage d'"audace" et de faveurs à leur endroit.

En revanche, écrit Le Monde, il est une "vieille revendication" de ces  syndicats qui risque d'être satisfaite : celle qui vise à favoriser les stages des étudiants chez les médecins libéraux. Les futurs praticiens effectuent en effet la majorité de leur formation à hôpital, "ce qui ne les incite pas ensuite à s’installer". Le ministère de la santé a donc annoncé une revalorisation de 300 euros de l'indemnité des maîtres de stage dans les zones situées dans les déserts médicaux.

Une autre mesure encourageante pour les médecins libéraux des zones désertées pourrait également être mise en place : celle permettant de leur attribuer temporairement les services d'un interne pour faciliter leur tâche en tant que médecin adjoint.

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frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)