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Dépenses de santé : une « maîtrise difficile » en 2018

Dans son rapport publié hier, la Cour des comptes estime qu'en raison de l'augmentation inévitable des dépenses de santé l'an prochain, 4 milliards d'économies devront être réalisés pour tenir l'objectif des dépenses.

"La maîtrise des dépenses d'assurance maladie sera rendue difficile en 2018 par des mesures déjà prises et qui viendront les augmenter de près de 900 millions d'euros, après 1,1 milliard en 2017", alerte la Cour des comptes dans son rapport annuel, souligne Le Figaro. La Cour cite notamment la revalorisation des carrières dans la Fonction publique hospitalière, la nouvelle convention médicale, la revalorisation des tarifs des dentistes...

C'est donc un montant d'économies "nettement supérieur à celui voté pour 2017" qui sera nécessaire en 2018. Soit plus de 4 milliards d'euros ! Si la prévision de hausse des dépenses santé est contenue à 2,1% cette année, ce n'est que "grâce à la mobilisation de sources de financement extérieures", insiste la Cour des comptes.

En attendant que le gouvernement fixe l'objectif national des dépenses pour 2018, l'assurance maladie propose d'ores et déjà 1,94 milliard d'économies dans son rapport "Charges et produits", qui sera remis début juillet à la ministre de la Santé, indique Le Figaro-Economie. Agnès Buzyn mise sur la promotion des médicaments génériques (750 millions d'euros), le bon usage des soins (510 millions d'euros), l'augmentation des actes réalisés en ambulatoire (470 millions d'euros) et la lutte contre la fraude (210 millions d'euros).

La Cnam va aussi tester dans quatre régions et pour trois ans, une expérimentation qui a déjà fait ses preuves en Suède, souligne Le Parisien (page 10). Pour cette expérimentation, elle a choisi la prothèse de hanche, qui concerne 210.000 Français chaque année. Les professionnels de santé (médecins, kinés, hôpitaux, cliniques) recevront un "forfait unique et commun à se partager", incluant les reprises et complications, aujourd'hui financées séparément. L'objectif est d'inciter les soignants à adopter des pratiques et organisations vertueuses. En Suède, ce mode de rémunération au forfait s'est traduit par une baisse de 26% des retours à l'hôpital suite à des complications.

"C'est une bonne initiative, estime dans Le Parisien, Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP). Car lorsqu'il faut reprendre un patient, c'est très compliqué et ça coûte trois fois plus cher à l'assurance maladie que la pose de la prothèse." Si l'expérience est concluante, cette pratique du forfait pourrait être étendue à d'autres pathologies, comme la prothèse du genou ou les soins liés aux insuffisances cardiaques. La mise en place d'un tel forfait constituerait un changement important, incitant à la qualité et à la coordination des soins.

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John sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)