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Dépenses de santé : la part des ménages à la baisse

Le ministère de la Santé a publié le 5 septembre 2016 les Comptes nationaux de la santé pour 2015. Ces deniers évaluent l'ensemble des dépenses dans ce secteur, en particulier la consommation de soins et biens médicaux (CSBM).

Celle-ci regroupe, entre autres, les dépenses liées aux soins hospitaliers, aux soins en médecine de ville, aux médicaments ou encore aux transports des malades. Un constat : en 2015, la CSBM est évaluée à 194,6 milliards d'euros, soit 8,9% du PIB, une part qui reste stable par rapport à l'année précédente alors qu'elle progressait depuis 2012.

L'analyse par financeurs de ces dépenses de santé montre que "la Sécurité sociale a financé 76,8% de l'addition totale. Soit une hausse de 0,2 points en un an", soulignent Les Echos. "Cette augmentation continue s'explique par le poids croissant des affections longue durée (ALD) comme le diabète ou le cancer, qui sont remboursés à 100% par le payeur public, avec une exonération du ticket modérateur", poursuit le quotidien économique.

Pour sa part, le reste à charge des ménages "ne cesse de reculer" : il est passé de 9,3% en 2012 à 8,4% en 2015. Un des facteurs explicatifs, notent les Echos, est le refus de la ministre de la Santé d'instaurer de "nouveaux déremboursements et franchises". Ce taux varie considérablement selon les postes de dépenses, puisque, relève le quotidien, "les ménages paient in fine 22,7% du coût de leurs soins dentaires".

Quant aux organismes complémentaires, leur participation dans les dépenses de santé a légèrement baissé : elle est de 13,3% en 2015, soit une réduction de 0,3 point sur deux ans. La réforme des contrats responsables, qui plafonne le remboursement des dépassements d'honoraires, aurait réduit le coût pour les mutuelles, avancent Les Echos. Elles auraient aussi bénéficié de l'obligation faite aux travailleurs transfrontaliers de s'affilier à la Sécurité sociale au lieu de se reposer entièrement sur les assurances privées.

Elles ont aussi bénéficié de l'obligation faite aux travailleurs transfrontaliers de s'affilier à la Sécurité sociale au lieu de se reposer entièrement sur les assurances privées", avancent Les Echos.

Toujours en matière de dépenses de santé, mais plus spécifiquement de dépenses d'assurance maladie, Le Figaro se montre dubitatif sur le respect de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) en 2017. Celui-ci a été fixé à 1,75% pour l'an prochain. Or, estime le quotidien, il sera difficile à tenir car "le gouvernement a déjà engagé plusieurs séries de dépenses qui vont peser sur les comptes de la branche maladie". Et de citer la nouvelle convention médicale, en particulier la revalorisation de 23 à 25 euros de la consultation des généralistes ou encore la "hausse du point d'indice des fonctionnaires hospitaliers au 1er février 2017". Le comblement du trou de la Sécu n'est peut-être pas pour demain.

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Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)