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Dépendance et financement

Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes âgées, doit recevoir aujourd'hui un rapport sur les besoins de financement de la prise en charge des personnes âgées dépendantes, indiquent Les Echos (page 4). Son auteure, Hélène Gisserot, est procureure générale honoraire auprès de la Cour des comptes. Le rapport privilégie, entre autres, des redéploiements des ressources de l'assurance maladie comme une croissance des prélèvements assis sur les revenus des retraités (alignement du taux de CSG sur celui des actifs).

Dans un entretien au quotidien économique (page 4), Philippe Bas exclut une augmentation des prélèvements obligatoires pour financer la dépendance. "Nous devons inciter nos compatriotes à s'assurer contre le risque dépendance", en "améliorant fortement les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures complémentaires", estime-t-il. Pour lui, "le coût des frais d'hébergement, qui relève aussi de la responsabilité individuelle, ne doit pas être intégralement socialisé".

Pour Les Echos, "les candidats font l'impasse sur les enjeux financiers liés au vieillissement". Ce quotidien considère qu'ils "n'apportent guère de réponse, pas plus qu'ils ne se dévoilent sur les retraites". Ainsi, Nicolas Sarkozy propose la création d'un cinquième risque de la Sécurité sociale, mais il s'agit en réalité "de renforcer les prérogatives de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et d'augmenter ses moyens pour financer le plan “solidarité grand âge“".

De son côté, Ségolène Royal préconise une conférence nationale annuelle sur le vieillissement (retraites, dépendance). Enfin, François Bayrou propose de remettre à plat la réforme des retraites en créant un régime universel par points qui engloberait les régimes spéciaux.

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"Sous la pression du gouvernement, le directeur général de l'Uncam a signé un accord avec les syndicats de médecins qui s'éloigne des orientations fixées", déplore le bureau de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), où siègent les représentants des trois caisses nationales (salariés, agriculteurs, indépendants), indique Libération (page 17).

Dans un entretien au Figaro-économie (page 21), le directeur de l'assurance maladie s'explique. Frédéric Van Roekeghem estime que l'accord avec les médecins "a toutes les chances de s'autofinancer", et "même" d'avoir "un impact net positif pour l'assurance maladie en 2007". Cet accord prévoit le passage de 21 à 22 euros du tarif de la consultation du généraliste au 1er juillet 2007, puis une hausse de 1 euro supplémentaire en 2008. Concernant cette dernière revalorisation, Frédéric van Roekeghem souligne que "la date précise dépendra des marges de manœuvres que fixera le Parlement issu des élections, des résultats observés en 2007 sur la maîtrise médicalisée des dépenses et des nouveaux engagements des médecins".