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Dépendance : 400.000 emplois à pourvoir à l’horizon 2015

Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, présente ce matin son "plan des métiers de la dépendance". Dans un entretien aux Echos (page 2), elle estime à "400.000" les besoins dans le secteur de la dépendance "à l’horizon 2015". La moitié d’entre eux correspondrait aux remplacements des départs en retraite et l’autre moitié à des créations d’emplois. "Ces besoins croissants sont liés à l’augmentation du nombre de personnes âgées et aux mesures nouvelles décidées pour y faire face, telles que la création de places en maisons de retraite ou de soins à domicile", explique Valérie Létard. Rappelons que les plus de 75 ans représenteront 13,3% de la population en 2015, contre 8% aujourd’hui.

Comment attirer les candidats dans un secteur jugé peu attractif ? "La solution pour rendre ces métiers attractifs, c’est d’en faire des outils de promotion sociale, en permettant aux salariés d’évoluer, de se former régulièrement, de changer d’activité, voire de secteur", estime la secrétaire d’Etat. Le gouvernement va proposer aux régions candidates à l’expérimentation de ces métiers de contractualiser des formations avec l’Etat et les différents acteurs du secteur : Sécurité sociale, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), associations, organismes collecteurs du financement des employeurs pour la formation professionnelle (OPCA). Un comité de pilotage va être créé au niveau national afin d’élaborer un répertoire des métiers de la dépendance, et d’adapter les formations et les modalités de validation des acquis de l’expérience (VAE). Comment ce plan sera-t-il financé ? La CNSA pourrait apporter 200 millions d’euros supplémentaires sur l’ensemble de la législature et après généralisation du plan.

Baisses de prix de certains médicaments
Le Comité économique des produits de santé et les laboratoires pharmaceutiques ont signé un accord, la semaine dernière, pour baisser le prix de plusieurs médicaments. Il s’agit de spécialités qui sont le plus souvent prescrits, indiquent Les Echos (page 24). Ainsi, le prix de l’anticholestérol Zocor® (Merck) ou de l’antiulcéreux Mopral® (AstraZeneca) sera abaissé de 10% à partir de juin. Les prix des versions génériques de ces traitements vont également diminuer de 4%. Rappelons que les dépenses de médicaments de l’assurance maladie ont fait un bond de +4,5% en 2007, contre +1,1% en 2006. Ce qui représente la coquette somme de 17,7 milliards d’euros de remboursements ! Cette croissance explique pour une bonne part les résultats enregistrés sur les soins de ville : +4,5%, bien au-delà de l’objectif de 1,1% fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale. Au total, les dépenses du régime général, établissements de santé inclus, ont progressé de +3,8% l’an dernier.

Echographies : des règles d’hygiène insuffisantes
Les échographies vaginales ou rectales, même quand elles sont réalisées avec une gaine protectrice, ne sont pas sûres à 100%. Après le retrait de cette gaine, on relève encore des bactéries pathogènes dans 3,4% des cas, indique le Dr Guillaume Kac, médecin hygiéniste à l’hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 12). En cause : le niveau de désinfection exigé dans les établissements. Comme l’écrit Odile Plichon, alors que les autres pays européens ont opté pour un "niveau intermédiaire", la France a décidé en décembre de passer à un "niveau bas". Autrement dit, entre deux patients, le praticien "pourra juste passer une petite lingette désinfectante sur la sonde (...), ce qui n’est absolument pas efficace". Comme le dit un radiologue, "la désinfection chimique prend quarante-cinq minutes, autant dire qu’aucun professionnel ne s’y plie".

John Sutton