croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Déficit de la Sécu : le plan du gouvernement

Le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale inférieur à 9 milliards d'euros en 2015, fonds de vieillesse inclus. Pour atteindre cet objectif, il compte sur le plan d'économies, présenté en avril par le Premier ministre, soulignent Les Echos (page 5). Ainsi, le gel du montant des retraites et des prestations sociales réduira le déficit de l'assurance vieillesse et des allocations familiales, en permettant d'économiser 235 millions d'euros dès 2014 et 1,5 milliard en 2015, précise le quotidien économique.

Seront concernées : les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros, la quasi-totalité des prestations familiales (allocations, aides à la garde d'enfants) ainsi que les aides au logement. Les minimums sociaux, comme le RSA ou le minimum vieillesse, ne seront pas touchés par le gel des prestations.

D'autre part, le plan d'économies pour l'assurance maladie, qui sera détaillé à l'automne, "freinera la hausse des dépenses de santé remboursées à 2,1% l'an prochain", précisent Les Echos. Il ne devrait pas comporter de déremboursements, mais le gouvernement a annoncé des baisses de prix pour les médicaments et des économies demandées aux hôpitaux.

Pour 2014, l'amélioration des comptes restera limitée. "Certes, le déficit de la Sécurité sociale baissera cette année, mais un peu moins que prévu", indiquent Les Echos (lire également pages 1 et 2). En cause : un manque de recettes. "Au total, les recettes du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse devraient être inférieures de près de 1,7 milliards d'euros au montant prévu par le PLFSS pour 2014", souligne la Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui s'est réunie le 5 juin.

A quand l'équilibre ? interroge Libération (page 19). Le gouvernement prévoit un déficit du régime général à 7,2 milliards d'euros en 2015 et 4,4 milliards en 2016, avant que le régime ne redevienne excédentaire, de 1,5 milliard en 2017. Depuis 2010, année où le trou s'était creusé à 23,9 milliards d'euros, le déficit a diminué légèrement chaque année, sauf en 2013.

 

Bientôt moins de généralistes que de spécialistes

Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux, contrairement aux spécialistes, qui pourraient même les dépasser d'ici 2020, selon les chiffres publiés hier par le Conseil national de l'ordre des médecins, cités dans Les Echos (page 5). En 2014, on compte 90.630 médecins généralistes pour 84.335 spécialistes (hors chirurgiens).

Cette évolution va à l'encontre de la politique menée par le gouvernement, qui "tend à rendre prioritaire la médecine de premier recours", estime le Dr Patrick Bouet, président de l'Ordre national des médecins.

Le rapport insiste sur le fait qu'il existe un "panel de régions et de départements où le manque de médecins généralistes est manifeste, surtout si la population générale y est parfois en croissance". Seuls les Pays-de-la-Loire sont épargnés par cette raréfaction des généralistes. En revanche, toutes les régions ont enregistré une hausse du nombre de spécialistes, de 0,6% pour la Corse à 13,2 % pour le Nord-Pas-de-Calais. La Savoie connaît, quant à elle, la plus forte augmentation de médecins généralistes (+ 6,5%).

Le numerus clausus, qui régule le nombre de médecins, est-il toujours d'utilité ? interroge La Croix (page 9). "Le système actuel doit évoluer", estime le Pr Dominique Perrotin (CHU de Tours). Actuellement, en effet, de plus en plus d'étudiants français contournent ce numerus clausus en allant faire leurs études dans un pays de l'Union européenne. Et d'ici quelques années, ils reviendront en France soit pour exercer, soit pour faire leur spécialité. Selon l'Atlas 2014 de la démographie médicale, un quart des médecins inscrits pour la première fois auprès de l'Ordre en 2013 étaient titulaires d'un diplôme obtenu dans un pays étranger : 12,6% avaient un diplôme européen et 11,4% un diplôme extra-européen.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)