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Complémentaires santé en entreprise : 96% des salariés couverts

Selon une enquête de la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees), 96% des salariés bénéficient d'une complémentaire santé, contre 75% en 2015. Une hausse imputable à l'accord national interprofessionnel (Ani) mis en œuvre en 2016.

En 2017, 96% des salariés disposaient d'une complémentaire santé, indique l'enquête "Protection sociale complémentaire d'entreprise (PSCE)" publiée ce 19 juillet 2018 par la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees) du ministère de la Santé.

"Le chiffre ne s'élevait qu'à 75% en 2013 avant la transcription de l'accord national interprofessionnel (Ani) dans la loi de sécurisation de l'emploi adoptée en juin cette année-là", rappellent Les Echos.

Avec cet accord, la part des établissements proposant à leurs salariés une complémentaire santé est en effet passée de 51 à 84%, montre une infographie dans ce quotidien économique.

Quant aux entreprises disposant déjà d'un dispositif de protection, 40% d'entre elles ont modifié leur offre, notamment en faisant évoluer le niveau des remboursements, le coût de la couverture ou la participation de l'employeur.

La couverture dont disposent désormais les salariés doit être financée au moins à 50% par l'employeur, rappelle Le Figaro. Elle leur garantit la prise en charge du ticket modérateur, du forfait journalier hospitalier et une partie des frais dentaires et optiques.

En 2017, précisent Les Echos, "les employeurs finançaient en moyenne 58% de la prime de leurs salariés pour des contrats de complémentaire santé, contre 56% en 2009".

Dans le détail, cette participation patronale dépasse les 60% dans les sociétés de moins de 5 salariés et chez celles de plus de 500.

Seuls les employés des petites structures (un quart des entreprises de moins de 5 salariés), ou déjà couverts par un contrat individuel, voire le contrat collectif de leur conjoint, peuvent être dispensés d'adhésion. Avant la réforme, ajoute le quotidien économique, moins de quatre TPE sur dix proposaient une couverture, contre plus des deux tiers aujourd'hui.

Selon cette enquête, enfin, tous les salariés n'ont pas été avantagés par cette réforme. "Ainsi, 18% des entreprises qui proposaient déjà une couverture santé à leurs salariés ont profité du nouvel accord pour modifier leur niveau de remboursements et 8% pour réviser leur taux de participation. Certaines ont corrigé les contrats à la hausse, mais d'autres… à la baisse. Ce qui explique qu'une partie des salariés a vu ses cotisations augmenter ces dernières années", souligne Le Figaro.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)