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CMU, ACS : une augmentation mécanique

Faire une demande d’aide pour l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) suppose 12 pages de renseignements à remplir et 18 documents à fournir. Démarche complexe qui fait reculer plus d’un assuré, et qui explique que "60 à 70%" de ceux qui y auraient droit renoncent finalement à en bénéficier , relève Le Figaro (page 17).

Pourtant, note ce quotidien, le nombre d’ACS s’élevait à 1,1 million en 2013, soit 15,1% de plus qu’en 2012. Toujours selon les données fournies par le Fonds CMU, le nombre de bénéficiaires de la CMU-C a également augmenté, rapporte le journal : l’an passé, 4,3 millions de personnes touchant moins de 716 euros par mois disposaient de cette couverture gratuite pour leur frais de santé, soit une progression de 7,5%.

"Ces chiffres s’expliquent d’abord par la décision du gouvernement de relever en 2013 le plafond de revenu maximal pour toucher ces aides", explique le quotidien. Ainsi, 100.000 personnes de plus ont touché la CMU-C et 79.000 l’ACS." Cette croissance est surtout le reflet de la montée de la pauvreté, laquelle ne va pas s’améliorer compte tenu de l’évolution de la courbe du chômage, indique le quotidien.

Le seul chiffre qui a le moins progressé est celui du budget affecté à la CMU-C : celui-ci a crû de 3,8% pour atteindre 1,6 milliard. De la sorte, chaque affilié a dépensé en moyenne un peu moins qu’en 2012, soit 439 euros.

 

Déficit : pari maintenu sur les 3%

En déplacement hier à Berlin, le Premier ministre a annoncé que la France tiendrait ses engagements vis-à-vis de Bruxelles en matière de réduction du déficit public. Celui-ci, comme promis, sera donc ramené sous la barre des 3% du PIB en 2015, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui (page 8).

"La France a engagé des réformes fortes, des réformes de structure. Elle a décidé à travers le pacte de confiance et de solidarité de soutenir la croissance", a déclaré Manuel Valls. Le matin même, poursuit Le Figaro (page 19), son ministre des Finances, Michel Sapin, signalait que c’est "sur ce chiffre de 3%, sur cet objectif là, que nous construisons notre stratégie budgétaire."

La France est donc "aujourd’hui condamnée à réaliser 50 milliards d’économies dans les dépenses publiques entre 2015 et 2017", écrit le quotidien. Du fait du dérapage constaté fin 2013, ce sera certainement davantage. "Les discussions techniques avec Bruxelles, celles qui se tiennent derrière les portes, dans les bureaux feutrés, vont maintenant entrer dans le vif su sujet", conclut Le Figaro.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)