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Cancer : trois ans après

A six semaines de son départ, le président de la République doit s'adresser aujourd'hui à "un public de plus de 300 patients, médecins et associations", annonce Le Parisien/Aujourd'hui (page 10). Devant cet auditoire lié de près au cancer, Jacques Chirac doit dresser le bilan du plan anticancer qu'il a initié il y a quatre ans.

Selon La Croix (page 4), les cancérologues sont plutôt satisfaits par les mesures engagées en 2003. La première d'entre elles fut la guerre déclarée au tabac, avec notamment la décision d'augmenter de 40% le prix des cigarettes entre 2003 et 2004. Cette hausse des tarifs aurait permis de diminuer de 1,4 million le nombre de fumeurs, note Le Parisien/Aujourd'hui. Ensuite vint "la décision à laquelle personne ne croyait" : l'interdiction de fumer dans les lieux publics.

Une autre avancée du plan cancer, rappelle La Croix, est "la généralisation du dépistage organisé du cancer du sein, désormais proposé tous les deux ans à toutes les femmes de 50 à 74 ans". Une invitation qui a trouvé un écho favorable, indique Le Parisien/Aujourd'hui, puisque plus de 70% des femmes ont passé une mammographie depuis 2003.

Dans le même élan, poursuit ce quotidien, est "entrée en vigueur le 6 janvier dernier, la convention Aeras signée entre les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et les associations de patients". Cet accord, paraphé par la Mutualité française, permet aux 12 millions de malades ou anciens malades d'accéder à l'emprunt et donc de réduire la discrimination dont ils faisaient l'objet jusqu'à présent. Toutefois, nuance Le Parisien/Aujourd'hui, "il faudra attendre encore pour juger de sa réelle efficacité".

"Mais l'objectif le plus ambitieux du plan cancer était d'assurer à chaque malade une même qualité des soins partout en France", reconnaît La Croix. Grâce au travail réalisé par l'Institut national du cancer (Inca), des décrets viennent d'être publiés mercredi dernier obligeant les établissements à répondre à certains critères s'ils veulent traiter les cancers. Ils doivent entre autre assurer à chaque malade "une meilleure annonce du diagnostic, ainsi qu'un programme personnalisé de soins". Le patient doit aussi obtenir la garantie que le traitement qu'il subit n'a pas été choisi par un "médecin travaillant seul dans son coin, mais par une équipe pluridisciplinaire regroupant par exemple un oncologue, un radiothérapeute et un chirurgien". En même temps, chaque établissement devra valoriser des traitements innovants et connaître un seuil minimum d'activité, en signe d'efficacité de ses équipes. D'après Le Parisien/Aujourd'hui, les premières autorisations devraient être attribuées vers la mi-2008. Elles seront accordées aux établissements pour une durée de cinq ans.

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Si les hôpitaux publics connaissent certaines difficultés financières, cela ne les empêche pas d'investir, notamment dans leurs bâtiments et équipements. C'est ce qui se dégage d'une note rédigée par l'organisme de crédit Dexia Crédit Local.

Selon Les Echos (page 2), "les investissements auraient atteint 5,1 milliards d'euros en 2006, contre 4,8% en 2005". Cette croissance de 6,2%, remarque le quotidien économique, a notamment été rendue possible par le plan Hôpital 2007 entrepris il y a quatre ans par l'ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattei. Cette augmentation des investissements devrait d'ailleurs se poursuivre jusqu'en 2010, et même plus loin encore dans le temps, grâce au plan d'investissement Hôpital 2012. Son entrée en vigueur est prévue dès l'an prochain.

"L'investissement hospitalier pourrait se maintenir au moins jusqu'à fin 2012 au-delà de la barre des 5 milliards d'euros", estime Dexia. Les Echos indiquent que les hôpitaux commencent à ressentir sur leurs comptes ces engagements économiques qui représentent 62% de leurs dépenses. Leur capacité d'autofinancement a chuté de 11,7% en 2005. Si le recours à l'emprunt reste modéré, à 21,8% des dépenses, l'encours global des dettes progresse à 13,2 milliards d'euros fin 2006.