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Campagne pour la santé

Pour placer la santé au coeur du débat électoral, la Mutualité française lance à partir du 18 mars une campagne dans la presse nationale et régionale. Son accroche : "Nous ne serons jamais égaux face à la maladie. Mais l'accès aux soins doit être égal pour tous". Le Parisien/Aujourd'hui (page 13) décrit "l'affiche choc, en forme de cri d'alarme" de cette campagne : le triptyque "Liberté, égalité, fraternité" dont le terme "égalité" est barré par deux pansements en forme de croix. Comme le signale ce quotidien, le but de cette campagne est "d'interpeller les candidats à la présidentielle sur un sujet trop peu débattu".

"En matière d'égal accès aux soins, de plus en plus de clignotants virent au rouge", explique au Parisien/Aujourd'hui le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant. "De fait, ces derniers mois, les exemples flagrants d'iniquité se sont multipliés. Les bénéficiaires de la CMU ? Selon une récente étude, 40% des spécialistes refusent en toute impunité de les recevoir", relève Odile Plichon, en guise d'exemple.

Autre illustration : la répartition des médecins en France. "Aujourd'hui, trouver un ophtalmo dans le Nord, un médecin de garde ou un généraliste en banlieue relève de la gageure. Quant aux grandes villes comme Paris ou Lyon, s'il y a pléthore de médecins, y trouver un généraliste à 21 euros la consultation est quasi impossible", poursuit la journaliste. A tout cela – mais cette liste est loin d'être exhaustive – s'ajoutent des dépassements tarifaires qui "enflent", déplore Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé.

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Dans le Nord, la situation sanitaire est particulièrement préoccupante, relève Libération (page 15). "L'ancien bassin minier [est] champion du monde des cancers des voies aéro-digestives supérieures", indique ce quotidien. Ce qui explique en partie qu'un habitant sur trois décède avant d'atteindre 65 ans.

Mais le diabète et les maladies cardiovasculaires ont aussi leur part de responsabilité. Dans cette région, "la carte de la surmortalité se superpose à celles du surendettement, du chômage, du logement insalubre", poursuit Libération. Concernant les dépenses hospitalières, "on est entre 6 et 8% en dessous de la moyenne nationale", déplore le vice-président du conseil régional chargé de la santé, Michel Autès (Verts).

La situation de l'hôpital de Lens n'est pas non plus florissante. Ainsi, 57% du personnel ont cessé de travailler, hier, pour dénoncer les 500 suppressions de postes envisagées parmi les 2.500 employés. Un plan de licenciement en partie penser pour résorber un déficit de 18 millions d'euros, indique Libération.