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Autisme : le gouvernement dévoile son plan

Diagnostic précoce, amélioration de la scolarisation… le président de la République a annoncé le 5 avril 2018, au CHU de Rouen, le plan autisme, qui sera détaillé ce vendredi par le Premier ministre.

"Emmanuel Macron a brûlé la politesse à son Premier ministre. En principe, c'est Edouard Philippe qui devait dévoiler, ce vendredi 6 avril, la stratégie autisme du gouvernement. Mais jeudi, à Rouen, le président de la République a présenté les grandes lignes de ce plan élaboré par Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées", souligne La Croix.

Le plan pour une meilleure prise en charge globale est articulé autour de cinq ambitions : la recherche, le diagnostic et l'intervention plus précoces, la scolarisation, l'accompagnement des adultes handicapés et l'aide aux familles, résume Libération.

Le premier axe consiste à développer la recherche sur ces maladies. Pour pallier le manque de structuration et de coordination, un groupement d’intérêt scientifique sera créé, avec trois centres d’excellence.

Deuxième objectif et mesure phare de ce plan : l'intervention précoce. Aujourd'hui, les enfants ne sont dépistés qu'entre 6 et 16 ans, ce qui est très tardif. Pour y remédier, écrit Libération, "le plan prévoit un effort massif sur la formation des professionnels de la petite enfance, qui vont se retrouver en première ligne (médecins, pédiatres, PMI), avec des examens diagnostics renforcés". Un forfait de remboursement pour ces examens sera d'ailleurs mis en place "à partir du 1er janvier 2019".

Le gouvernement entend également mettre l'accent sur la scolarisation. "A partir d'un dépistage précoce qui permettra une intervention rapide, tous les enfants devront pouvoir aller dans des maternelles « normales », dès l’âge de 3 ans", indique le quotidien. Pour la suite de leur scolarité, les enfants pourront être accueillis par de "nouvelles équipes médico-sociales pour le primaire". Par ailleurs, le nombre d'instituts médico-éducatifs (IME) doit passer de 700 à 2.100.

Le plan gouvernemental vise également à apporter des solutions pour les adultes autistes, sur lesquels il existe très peu de données. Un certain nombre d'entre eux sont aujourd'hui en long séjour dans un hôpital psychiatrique. D'autres sont soignés dans des pays voisins.

Un programme national de repérage et de diagnostic des adultes en établissements de santé et médico-sociaux va ainsi être lancé. Enfin, le gouvernement souhaite renforcer le soutien aux familles, via une plate-forme de répit créée dans chaque département, afin de leur permettre de se reposer ou de partir en vacances. "Les annonces sont là, les objectifs aussi, l'argent également. Mais ce n'est que dans cinq ans que l’on saura si ce plan marque vraiment une rupture", estime Libération.

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John Sutton

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