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Anxiolytiques : mises en garde sans effets

Chez les Français, les benzodiazépines connaissent un succès qui ne se dément pas. En 2014, indique Le Figaro (page 11), 7 millions d'entre eux en ont pris au moins une fois dans l'année. Et cela, malgré les mises en garde récurrentes des autorités de santé. La dernière émane de la Haute Autorité de santé (HAS), "qui reconnaît l'intérêt médical de ces molécules dans l'anxiété, tout en mettant en garde contre une utilisation prolongée".

En théorie, explique le quotidien, "un traitement par anxiolytique ne devrait pas dépasser douze semaines de traitement. Or, selon les données de l'assurance maladie, la moitié des patients prend des benzodiazépines plus de quatre mois et 16% d'entre eux ont même été traités en continu avec une durée médiane d'exposition d'environ six ans !"

Un traitement par anxiolytique ne devrait pas dépasser douze semaines de traitement.

Dans 67% des cas, le consommateur de benzodiazépines est une femme. L'âge moyen de ces consommateurs est 55 ans, mais beaucoup de personnes sont plus âgées encore : un tiers des usagers ont plus de 65 ans et 10% plus de 80 ans. Avec l'âge avancé, certains risques sont multipliés, notamment celui de la chute : selon une étude, il est "multiplié par deux lors d'une augmentation de dose de 2 mg par jour à 8 mg par jour".

Le déclin cognitif est un autre risque, indique Le Figaro, ajouté à celui des troubles de la mémoire, perturbée à court terme. Un lien possible entre les benzodiazépines et le développement de la maladie d'Alzheimer est aussi avancé, de même qu'il existe des liaisons dangereuses entre benzodiazépines et apnée du sommeil. Cette contre-indication aux benzodiazépines, qui est parmi les plus fréquentes et les plus graves, est pourtant rarement mentionnée.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)