croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Alzheimer : fin du remboursement des traitements

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit annoncer prochainement la fin du remboursement des médicaments contre la maladie d'Alzheimer. Une décision motivée par une série de recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS).

Les quatre médicaments utilisés pour traiter les symptômes de la maladie d'Alzheimer seront prochainement déremboursés. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, devrait en faire officiellement l'annonce ces prochains jours, préviennent Les Echos, mettant ainsi fin à une valse-hésitation qui dure depuis plusieurs années.

Depuis près de dix ans, rappelle en effet Libération, l'inutilité et la dangerosité des molécules prescrites contre cette maladie avaient pointées par les experts.

La décision d'Agnès Buzyn fait suite à la publication, le 25 mai 2018, d'un guide de la Haute Autorité de santé (HAS), accompagné de fiches pratiques "pour la mise en œuvre de soins et d’aides adaptés dès les premiers signes jusqu’aux stades sévères de la maladie". A travers ces outils, l'agence propose plutôt la mise en place d'"un parcours de soins et d'accompagnement adapté" aux patients. Cela afin de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer de façon précoce et d'assurer une meilleure coordination des soins entre les médecins traitants, gériatres, infirmiers et autres acteurs psychosociaux.

Selon Christian Thuillez, président de la commission de transparence de la HAS, cette amélioration de la prise en charge "va rendre des services bien meilleurs" que les quatre médicaments jusqu'alors remboursés rapporte Le Monde. A savoir : le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl). Ces médicaments, note au passage Libération, ont représenté en 2015 plus de 90 millions d'euros de remboursements. En 2012, le montant s'élevait à 205,7 millions.

Sans surprise, poursuit La Croix, l'annonce de cette mesure suscite des réactions de mécontentement. A commencer par le directeur général de l’association France Alzheimer, Benoît Durand, selon lequel ce déremboursement "va créer une iniquité entre les familles qui auront les moyens de payer ces médicaments et les autres".

Pour le Pr Philippe Amouyel (CHRU de Lille), par ailleurs directeur général de la Fondation Plan Alzheimer, ce bannissement est injustifié car "bien utilisés, ces médicaments avaient une certaine utilité. On avait de bons retours des patients et des familles".

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)