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Aides sociales : le non-recours progresse

Allocations familiales, aides au logement, revenu de solidarité active (RSA) : les demandes de prestations sociales sont en recul, constate le dernier rapport du Secours catholique, publié le 9 novembre 2017.

En constante progression entre 2002 et 2014, le recours aux prestations sociales est désormais en baisse. Dans son dernier rapport annuel, publié le 9 novembre 2017, le Secours catholique relève en effet que les personnes démunies sont, depuis deux ans, de moins en moins nombreuses à solliciter les allocations logement, familiales ou encore le revenu de solidarité active (RSA), rapportent Les Echos.

"L'organisation caritative a interrogé ceux qui se présentent à ses accueils pour recevoir de l'aide, soit 1,5 million de personnes par an", précise le quotidien économique. Selon ce document, le taux de recours à l'aide au logement a ainsi atteint 77% parmi les ménages français ou étrangers en règle.

Côté allocations familiales, seuls 69% des ménages éligibles en bénéficient alors, contre 78% en 2010. Un recul particulièrement significatif chez les étrangers en règle. Pour ce qui est du RSA, observe l'association caritative, 40% des ménages éligibles recensés par le Secours catholique n'ont pas fait leur demande pour l'obtenir en 2016, soit 2 points de plus que l'année précédente.

Parmi les personnes qui recourent le moins à cette prestation figurent "les ressortissants de l'Union européenne (71% de non-recours), les personnes ayant des difficultés à lire ou à écrire (52%) et... les diplômés de l'enseignement supérieur (44%), sans doute un peu honteux". A ceux-là, s'ajoutent des pères isolés, énumèrent Les Echos.

Cette baisse globale ne témoigne pas forcément d'un recul du nombre de personnes démunies éligibles à ces prestations. La crainte est plutôt qu'elle traduise aussi une hausse du nombre de personnes qui renoncent à faire valoir leurs droits.

Comme l'a par exemple montré l'Observatoire de non-recours aux droits (Odenore), 4,7 milliards d'euros destinés aux allocations familiales n'ont pas été distribués en 2011. A cela, écrivent Les Echos, "il fallait ajouter 5,3 milliards de RSA et 800 millions d'aide à la couverture santé complémentaire (CMU-C et ACS) qui auraient dû être versés et ne l'ont pas été".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)