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Accord sur les médicaments génériques : nouveaux objectifs pour les pharmaciens

Afin d'augmenter les économies, l'assurance maladie doit signer cet après-midi avec les syndicats de pharmaciens un accord qui vise à encourager en 2014 la substitution des médicaments princeps par des génériques, vendus 60% moins cher. En 2013, dans certains départements tels que l'Alsace, la Corse ou encore Paris, il a en effet été constaté que le taux de substitution était inférieur à 80%, tandis que d'autres, comme par exemple la Loire-Atlantique et la Marne, dépassaient "nettement" la moyenne nationale avec un taux parfois supérieur à 88%.

Ainsi, indiquent Les Echos (page 5), "tous les départements devront atteindre un taux de substitution d'au moins 85% d'ici à la fin de l'année, et ceux qui sont déjà au-dessus de ce seuil devront se maintenir au même niveau". Ces nouveaux objectifs exigeants s'expliquent par l'arrivée régulière de nouveaux génériques sur le marché au fur et à mesure que les médicaments de marque perdent leur brevet et tombent dans le domaine public, explique le président du syndicat de pharmaciens FSPF.

"Des objectifs sont aussi fixés médicament par médicament", détaille Vincent Collen. Pour l'anticholestérol Tahor® de Pfizer, ce sont ainsi "au moins 90%" de substitution par l'atorvastatine qui sont visés.

Les 22.000 officines de France "sont incitées à jouer le jeu, car la marge qu'elles dégagent sur un générique est plus importante que sur un médicament de marque", relèvent Les Echos.

S'ils atteignent leurs objectifs, les pharmaciens perçoivent en outre une prime annuelle. Pour 2013, celle-ci devrait être de 6.200 euros en moyenne.

Enfin, rappelle le quotidien, depuis deux ans les patients qui refusent les génériques en faveur des originaux ne peuvent pas bénéficier du tiers payant. Cette mesure est reconduite en 2014, précise le quotidien. De la même manière, les médecins seront à nouveau sensibilisés à la prescription de génériques.

A lire aussi dans la presse - La Croix-Rouge veut décloisonner ses domaines d'activité

Dans un entretien qu'il accorde à La Croix (page 10), le nouveau président de la Croix-Rouge française, Jean-Jacques Eledjam, dresse les futures grandes orientations de cette organisation qui fête cette année ses 150 ans.

Avec ses 18.000 salariés et ses 62 000 bénévoles, la Croix-Rouge française doit réinventer sa mission, indique-t-il car "les solutions que nous apportons en ma­tière sociale ne sont plus adaptées aux réalités". Pour ce faire, il propose de "recentrer sur quelques activités sociales essentielles" les actions, afin d'intervenir sur les terrains désertés par les autres partenaires publics et privés.

Deux défis devront notamment être relevés, déclare-t-il : "Aller à la rencontre des plus démunis qui restent en dehors des radars et ne demandent rien, et trouver de nouveaux moyens d'amortir le choc démographique qui nous attend. Dans le même temps, nous aurons à cœur de décloisonner nos domaines d'activité, trop artificiellement répartis entre le sanitaire d'un côté, et la lutte contre l'exclusion de l'autre."

Dans le but de transformer tous les centres de santé de la Croix-Rouge en "plates-formes multifonctions" qui disposeraient tout aussi bien d'équipes de médecins ou d'infirmiers, d'une épicerie sociale et d'un vestiaire solidaire, Jean-Jacques Eledjam propose de s'associer avec d'autres partenaires.

D'où la signature prochaine d'une convention avec le défenseur des Droits "pour que ses représentants en régions puissent tenir chez nous des permanences. En effet, nous savons que certains publics iront difficilement en préfecture pour saisir cette institution".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)