croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

« Zéro renoncement aux soins »

Etienne Caniard, président de la Mutualité Française : "Notre objectif est d'inverser la tendance à l'œuvre depuis 1980, celle des augmentations des dépassements d'honoraires qui empêchent les Français de se soigner. Il faut les diminuer, il faut arriver au zéro renoncement aux soins. […] Nous avons jusqu'à lundi pour trouver une solution, nous allons nous y employer. Si nous n'y arrivons pas, il faudra effectivement passer par la loi. […] Aujourd'hui, 75% des médecins respectent les tarifs de la Sécurité sociale ; 25% seulement pratiquent des dépassements d'honoraires. Il faut revaloriser les tarifs opposables des médecins qui respectent les règles du jeu."
France Inter,
journal de 18 heures,
jeudi 18 octobre.

Définir un contrat d'accès aux soins
"La ministre [Marisol Touraine, NDLR] n'a pas choisi par hasard le congrès de la Mutualité pour mettre la pression sur les médecins. Les mutuelles, comme les complémentaires dans leur ensemble, veulent à tout prix limiter les dépassements des 30.000 praticiens qui peuvent le faire. Avec un double objectif, rappelé par Etienne Caniard, le président de la Fédération nationale de la Mutualité Française : pouvoir sanctionner “rapidement et efficacement” les médecins qui pratiquent des tarifs “abusifs” et définir un “contrat d'accès aux soins” dans lequel ils s'engagent à limiter leurs dépassements afin de baisser la note finale des patients."
Guillaume Guichard,
Le Figaro,
vendredi 19 octobre.

Les raisons du blocage
"La voie d'un compromis acceptable pour deux ou trois des cinq syndicats de médecins est […] étroite. Le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, a assuré qu'il avait “épuisé toutes les ressources de la négociation”. Et les réticences des syndicats portent encore sur de nombreux points : la procédure de sanction pour les dépassements excessifs ; la fixation ou non d'une limite chiffrée ; les hausses de tarifs proposées par l'assurance maladie (sont-elles réparties équitablement entre les généralistes et les spécialistes ?) ; ou encore l'implication des complémentaires santé, que certains syndicats jugent trop floue."
Vincent Collen,
Les Echos,
vendredi 19 octobre.

L'opposition de MG France
Claude Leicher, président du syndicat MG France : "Nous ne signerons pas ce texte qui, contrairement à ce que dit la ministre, est un mauvais accord. Il n'y a même pas de seuil pour fixer ce que serait un dépassement excessif […]. Une étude de l'assurance maladie a encore montré que, pour les assurés qui sont à la limite de la pauvreté, 40% des actes médicaux qui les concernent sont facturés en secteur 2. Le système de régulation ne fonctionne pas, il met en danger l'accès aux soins."
Propos recueillis par Eric Favereau,
Libération,
vendredi 19 octobre.

Et pour le patient ?
"Si l'accord est signé, certains pourraient y gagner. Les 4,7 millions de patients éligibles à l'aide à la complémentaire santé (ACS) ne paieraient pas plus cher que le tarif Sécu. A l'instar des assurés sociaux bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU)."
Aurélie Lebelle,
Le Parisien/Aujourd'hui,
vendredi 19 octobre.

Et aussi
- Selon l'Atlas de la démographie médicale en France, les 268.072 mé­decins inscrits à l'Ordre en 2011 ne suffisent pas à garantir une bonne médicalisation du territoire. Le Monde, vendredi 19 octobre.
- Solvabilité 2 pourrait entrer en vigueur en 2015 ou 2016, selon Gabriel Bernardino, président de l'EIOPA, le superviseur européen du secteur des assurances. Le Figaro, vendredi 19 octobre.

Frédéric Lavignette