Une nouvelle arme contre la maladie d’Alzheimer

La découverte qu'une protéine, la FKBP52, manque dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer alors qu'une autre, la pro­téine Tau, est produite en trop grande quantité, suscite l'espoir de mettre au point, d'ici trois ou quatre ans, d'un "candidat médicament" contre ce fléau, a annoncé hier le Pr Etienne-Emile Baulieu, devant l'Aca­démie des sciences. L'équipe de l'Inserm qu'il dirige a mis en évidence une baisse de 75% de la protéine FKBP52 dans les cerveaux de personnes décédées d'Alzheimer ou de démences séniles du même type. Cette maladie neuro-dégénérative entraîne la perte progressive des fonctions mentales, en particulier de la mémoire, et reste pour l'heure incurable.

"La maladie d'Alzheimer a deux origines : une trop grande production de la protéine Tau et la formation de plaques amyloïdes qui détruisent les neurones", explique le Pr Baulieu, dans Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 13). "Jusqu'ici, la plupart des scientifiques dans le monde ont essayé, en vain, d'enrayer la maladie sur ces plaques. Or, il se pourrait que l'on soit beaucoup plus efficace en agissant directement sur [la protéine] Tau", ajoute le découvreur de la pilule abortive. "L'idée est maintenant de mesurer le taux de cette protéine [FKBP52], par une ponction lombaire, pour détecter les personnes à risque et de pouvoir stimuler cette protéine dès que l'on aura trouvé une molécule à la fois active et bien tolérée. Ca peut aller très vite", estime le Pr Baulieu, dans Le Figaro (page 12).

Pour le biochimiste Bernard Roques, membre de l'Académie des sciences et professeur à l'Université Paris-Descartes, cette découverte est "simple, mais essen­tielle". La Pre Françoise Forette, directrice de la Fondation nationale de gérontologie, exprime le même optimisme dans Le Figaro (page 12) : "C'est une approche originale, car si la recherche sur les dépôts amyloïdes reste importante, il est possible que dans la maladie d'Alzheimer, il faille associer les thérapeutiques."

TVA sociale : des annonces dimanche ?
Nicolas Sarkozy pourrait annoncer, lors de son intervention télévisée prévue dimanche, les mesures qu'il entend prendre pour faire baisser le coût du travail. Selon Le Figaro-économie (page 23), la baisse des charges patronales envisagée devrait concerner les salaires supérieurs à 1,6 fois le Smic, afin de "concerner la grande majorité des emplois industriels exposés à la concurrence internationale". Elle bénéficierait également à des professions qui sont généralement exclues des aides à l'emploi comme les travailleurs indépendants ou les artisans, croit savoir le quotidien.

En contrepartie de cette baisse des cotisations patronales, poursuit Le Figaro, "le gouvernement envisagerait d'augmenter la TVA de l'ordre de deux points". Mais, et c'est nouveau, d'augmenter également la CSG de quelques dixièmes de points, pour éviter que la consommation n'ait trop à souffrir de l'augmentation des prix, selon Le Figaro-économie.

Pour compenser l'augmentation de la TVA, impôt qui pèse surtout sur les plus défavorisés, Bercy pourrait recentrer la prime pour l'emploi (PPE) vers les bas salaires. L'idée consisterait à baisser les charges salariales sur les rémunérations allant de 1 à 1,3 Smic. Ainsi, "le salaire net serait plus élevé que les revenus d'assistance", selon une source gouvernementale. "Réinjecter l'équivalent de la prime pour l'emploi permettrait d'augmenter de 50 euros par mois, en moyenne, le sa­laire d'un smicard", explique Le Figaro-économie. "Cela permettrait de montrer que le ”travailler plus pour gagner plus” est toujours d'actualité", plaide un membre du gouvernement.
John Sutton