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« Sécu » : le gouvernement table sur plus de 10 milliards d’économies d’ici 2016

Pour la seconde fois, le projet de loi de financement de la Sécurité so­ciale (PLFSS) pour 2012 est débattu à l’Assemblée nationale. Après le remaniement du texte au Sénat, les députés vont intégrer les mesures d’économies sur les dépenses d’assurance maladie annoncées le 7 novembre par le Premier ministre dans le cadre du nouveau plan de rigueur.

Les amendements au PLFSS proposés par le gouvernement prévoient, par exemple, de nouvelles baisses de prix de médicaments et d’actes médicaux, rappellent Les Echos (page 2). Ils doivent notamment "permettre de contenir la hausse des dépenses de remboursement à 2,5% l’an prochain : +2,1% pour les soins de ville, +2,6% pour les cliniques et hôpitaux et +4% pour le secteur médical".

Par ailleurs, observe le quotidien économique, le gouvernement table sur un retour à l’équilibre des comptes vers 2016. Au cours de la prochaine législature, il considère qu’il est nécessaire de limiter la hausse des dépenses à +2,5% par an, et non plus à +2,8% comme initialement indiqué. Cela induit 2,5 milliards d’économies annuels, soit plus de 10 milliards entre 2013 et 2016.

Pour le député (PS) Jean-Marie Le Guen, interrogé par Les Echos, "la droite montre clairement quel avenir elle des­sine pour le système de santé des Français. Avec la diminution brutale des moyens de l’assurance maladie, soit on assistera à des déremboursements massifs, soit aura lieu, faute de moyen, une pénurie de l’offre de soins qui conduira à une catastrophe sanitaire".

Cette position est également partagée par L’Humanité (pages 2 et 3). Ne serait-ce que pour 2012, le quotidien communiste estime que "sous couvert d’une cure d’austérité, ce sont encore une fois les salariés, les chômeurs et les retraités à qui l’on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale".

Et de faire l’inventaire des six récentes mesures de "ponction des assurés sociaux" parmi lesquelles figure le doublement de la taxe sur les contrats responsables des mutuelles. Passée de 0% à 3,5% en 2011, elle sera de 7% en 2012, rappelle L’Humanité. En renchérissant ainsi le coût d’une couverture complémentaire, ce sont les adhérents qui sont les premiers pénalisés.

En effet, comme l’explique le président de la Mutualité Française, "rendre les complémentaires plus difficilement accessibles revient à accroître les difficultés d’accès aux soins". Faute de pouvoir bénéficier d’une mutuelle, "un patient va fréquenter les urgences plutôt que son médecin généraliste parce que ça lui permet d’avoir une offre de soins à sa disposition sans qu’il ait à faire l’avance de frais". Or, ajoute Etienne Caniard, "on sait très bien que ça coûte finalement beaucoup plus cher pour la collectivité".

L’épidémie de sida se contient
A quelques jours de la Journée mondiale contre le sida, l’Onusida vient de rendre public son rapport. Selon ce document, le nombre de séropositifs dans le monde est en augmentation ce qui est paradoxalement "une bonne nou­velle", estime Libération (page 7).

En effet, si 34 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH, c’est principalement grâce un meilleur accès aux traitements, "car ces derniers marchent bien", indique le quotidien. D’après cette organisation onusienne, près de 50% des séropositifs bénéficient d’un traitement, ce qui a permis de sauver 700.000 personnes pour la seule année 2010.

Toujours pour cette même année, 1,8 million de malades sont décédés, contre 2,2 millions au milieu des années 2000. Toujours en 2010, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas avec 2,7 millions de personnes atteintes.

Géographiquement, le continent africain est le plus atteint par cette maladie, puisqu’il recense 70% des contaminations dans le monde. En Afrique, 5% des adultes vivent avec ce virus, alors que dans le reste du monde ce taux est inférieur à 1%. Les Caraïbes sont la deuxième région du monde la plus touchée, avec 200.000 personnes atteintes. En Europe de l’Est, 0,9% des adultes sont touchés par la pandémie ; elle enregistre en effet 1,5 million de séropositifs et 90.000 décès en 2010.
Frédéric Lavignette