Retraites : nouvelle mobilisation

Nouvelle veillée d’armes aujourd’hui, dans les états-majors syndicaux et à l’Elysée : pour la quatrième fois depuis la mi-juin, les salariés sont invités à descendre dans la rue pour protester contre la réforme des retraites, demain, dans toute la France, indique La Tribune (page 7).

En appelant à manifester un samedi, l’intersyndicale table sur le renfort des salariés des PME, de ceux qui hésitent à faire grève pour ne pas perdre une journée de salaire, des familles, et même des lycéens et des étudiants, comme les y appellent leurs syndicats, la Fidl et l’Unef. “Les jeunes ont leur place dans les manifestations”, concède François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dans un entretien à La Croix (page 7). “De là à appeler les lycéens à manifester, (...) ce serait un peu l’arme du faible”, estime-t-il.

“Nous tentons d’élargir la mobilisation à des gens qui ne sont pas forcément en contact direct avec des syndicats. Il est plus difficile d’anticiper qu’en semaine”, explique dans La Tribune Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l’Unsa.

A l’occasion d’un déplacement hier dans l’Yonne, Nicolas Sarkozy a assuré qu’après la réforme, les Français se diront qu’ils n’ont “pas de soucis à se faire” pour leurs retraites, puisque toutes “seront payées en 2018”.

Quelques jours auparavant, le Premier ministre avait opposé un “non ferme et tranquille” à la modification des points clés de la réforme. François Chérèque avait bien tenté une ouverture mercredi, en proposant que le passage de 65 à 67 ans de l’âge de départ à taux plein ne soit voté qu’en 2015, mais le ministre du Travail a rejeté cette proposition.

Le même jour, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le projet de loi sans y apporter de modifications de fond. Les amendements les plus importants, destinés à atténuer les effets du recul du départ à 67 ans, ne seront dévoilés qu’en séance publique, la semaine prochaine. Ce qui permettra au gouvernement d’ajuster son dispositif en fonction de l’ampleur de la mobilisation de demain. Si celle-ci est forte, le gouvernement pourrait être tenté de faire de nouvelles concessions, avant la prochaine journée d’action fixée au mardi 12 octobre, prévoit La Tribune.

 

Des baguettes contre le cancer du sein
Dans le cadre de l’initiative “Octobre rose”, les comités féminins pour la prévention et le dépistage des cancers lancent une opération intitulée : “Suivez la baguette!”, annonce Le Parisien/Aujourd’hui (page 15).

A partir d’aujourd’hui et durant tout le mois d’octobre, 25 millions de baguettes de pain seront distribuées avec des messages de prévention dans 17.000 boulangeries de 48 départements. Sur chaque étui de baguette sera imprimé un message incitant les femmes de plus de 50 ans à participer régulièrement au dépistage organisé du cancer du sein.

Un examen d’autant plus important qu’un cancer du sein détecté à temps se soigne plus facilement et a plus de 90% de chances d’être guéri. Rappelons que la Mutualité Française est partenaire de l’opération “Suivez la baguette!”

John Sutton