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Remaniement ministériel prévu à l’automne

"Sarkozy fera tomber des têtes à l'automne", titre Le Figaro en "une". "Certains comportements ministériels ne m'ont pas plu. J'en tirerai les conséquences le moment venu et je m'en expliquerai avec les Français", a affirmé hier le président de la République face aux députés de l'UMP. Il entend montrer aux Français qu'il est bien décidé à remettre de l'ordre dans les rangs du gouvernement, après les polémiques sur les 1.200 euros de cigares payés par la République, Alain Joyandet et le jet privé à 116.500 euros réglés par l'Etat, Christian Estrosi ou Fadela Amara et leurs logements de fonction, détaille le quotidien.

Le Figaro (page 3) croit savoir qu'à la faveur du remaniement ministériel prévu pour octobre, Nicolas Sarkozy pourrait aussi supprimer plusieurs secrétariats d'Etat parmi lesquels les Aînés (Nora Berra), la Prospective (Nathalie Kosciusko-Morizet), l'Ecologie (Chantal Jouanno), la Politique de la ville (Fadela Amara).

En revanche, en ce qui concerne Eric Woerth, pris dans la tourmente de l'affaire Bettencourt, le chef de l'Etat reste ferme : pas question de se séparer de son ministre du Travail. "Eric est l'honnêteté faite homme et je l'apprécie beaucoup. On se fait donner des leçons de morale par des parangons de vertu", a confié hier Nicolas Sarkozy aux députés de la majorité. Et d'ajouter : "La réforme des retraites était inéluctable et elle est raisonnable. On ne peut nous attaquer sur le fond. Donc, on nous attaque sur le périphérique."

"Ça part en vrille. On garde tout notre soutien à Eric Woerth, mais doit-il rester trésorier de l'UMP en étant ministre ?", s'est interrogé le député Bernard Debré, relève Le Figaro. De son côté, le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé hier soir, au journal de 20 heures de France 2, sa décision de saisir l'Inspection générale des finances, pour qu'elle mène une enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Son rapport sera "à la disposition d'une éventuelle commission d'enquête parlementaire", rapportent Les Echos (page 4).

Selon Le Point (n° 1972, page 19), l'Elysée aurait d'ores et déjà prévu un scénario de crise. Dans ce cas, Xavier Bertrand, qui a été ministre du Travail de 2007 à 2009, pourrait remplacer Eric Woerth et prendre le relais de la réforme des retraites.

Dépendance : les pistes de la Mutualité
Le conseil d'administration de la Mutualité Française, qui s'est tenu le 25 juin, a précisé "les principes généraux" qui la guideront lors du débat sur la dépendance, rapporte Protection sociale information du 30 juin (page 3). "Nous souhaitons une couverture universelle", a indiqué son directeur général, Jean-Martin Cohen-Solal. "Il s'agit d'un choix de société entre une garantie assurantielle individualisée et une couverture mutualisée", explique, pour sa part, Thierry Beaudet, président de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN).

"Face à la vision plutôt assurantielle de l'administration, nous souhaitons que les contrats mutualistes, bâtis sur une couverture dépendance annuelle en inclusion des contrats santé, fassent aussi partie des contrats labellisés par les pouvoirs publics, à côté des garanties viagères", ajoute Alain Arnaud, président de la Mutualité Fonction publique (MFP). "Nous privilégions une aide globale composée d'une rente, d'aides en nature et d'une offre de services de prévention", poursuit le directeur général de la Mutualité Française. En outre, il faut que "les mécanismes de provisionnement tiennent compte de l'incertitude liée à l'évolution de ce risque".
John Sutton