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Réforme du système de santé : « La Mutualité prendra toute sa part »

Vendredi dernier à Grenoble, le Premier ministre a annoncé qu'il allait "engager une réforme structurelle du système de santé", basée sur "une médecine de parcours". "Cela ne sera pas l'œuvre de quelques mois, mais de cinq ans, peut-être des dix ans à venir", avait-il indiqué. L'accord sur les dépassements d'honoraires, la hausse du plafond de la CMU complémentaire et l'accord national interprofessionnel (ANI), qui généralise les contrats collectifs en entreprise, constituent "des premières mesures pour améliorer l'accès aux soins", souligne L'Argus de l'assurance (page 20), publié aujourd'hui.

La référence de la future réforme est le discours du président de la République au congrès de la Mutualité Française, qui a "tracé les contours" de la "stratégie nationale de santé", rappelle l'hebdomadaire.

Pour le président de la Mutualité Fran­çaise, les annonces du Premier ministre "sont positives". "Elles traduisent une approche globale des soins, qui correspond aux orientations que nous avons portées dans le débat public lors de la campagne présidentielle, avec l'accent mis, d'une part sur la médecine de premier recours et la notion de parcours organisé autour du patient et, d'autre part, sur la nécessité d'assurer l'accès aux soins pour tous", poursuit Etienne Caniard dans L'Argus de l'assurance. "Je souhaite que l'on avance rapidement, indépendamment de la mé­thode retenue, ajoute-t-il. La Mutualité, en tant qu'acteur du débat public et mouvement social, prendra toute sa part dans ces travaux."

Selon la lettre de mission adressée par la ministre de la Santé à Alain Cordier, coordinateur du comité et ancien directeur de l'Assistance publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), les sept sages devront "proposer les axes de déploiement de la stratégie nationale de santé", dès la fin du mois de mai. La "médecine de parcours" est la clé de voûte de cette réforme. La lettre de mission demande également à ce comité de définir les modalités de mise en œuvre de l'engagement du chef de l'Etat de généraliser la complémentaire santé d'ici à 2017, "dans le cadre d'une articulation rénovée entre assurance maladie obligatoire et complémentaire".

Un pas vers l'euthanasie ?
Le Conseil national de l'Ordre des médecins envisage, pour la première fois, qu'un collège médical puisse délivrer une "sédation terminale" à certains patients se trouvant dans des "situations exceptionnelles", rapporte Le Figaro (page 11). L'Ordre des médecins invoque un "devoir d'humanité", sans employer le terme d'euthanasie, qui implique, selon lui, une volonté de donner la mort. Il propose de répondre à des cas que la loi Leonetti (2005) ne prend pas en compte actuellement. Cela concerne des patients en phase terminale souffrant de douleurs incontrôlables que les antalgiques ne parviennent plus à soulager ou d'agonies prolongées.

"Une sédation adaptée, profonde et terminale, délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité, par un collège médical", dont la composition et les modalités de saisine restent à définir, note Libération (page 11).

John Sutton