croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Réforme des retraites : la CFDT fait des propositions

La journée d'action contre la ré­forme des retraites "se pré­sente bien", selon le secrétaire général de la CFDT. Dans Le Monde (page 10), François Chérèque estime qu'"il faudra bien que le gouvernement fasse des annonces et prenne des décisions". "Nous voulons faire au moins aussi bien que le 24 juin avec ses quelque deux millions de manifestants et une bonne mobilisation du privé", précise-t-il. Pour favoriser la reprise du dialogue avec le gouvernement, la CFDT propose quatre modifications concrètes du projet de loi.

D'abord, le maintien à 65 ans de l'âge de départ en retraite à taux plein. Le report à 67 ans "qui pénalise les femmes et les ouvriers, ne passe absolument pas dans l'opinion", note François Chérèque, dans Le Monde. Ensuite, il demande la garantie d'une même durée de cotisation pour tous, afin d'éviter aux salariés qui ont commencé à travailler très tôt d'avoir à cotiser pendant 44 ans. Par ailleurs, s'agissant des poly-pensionnés, la CFDT attend "une mesure claire pour ceux qui ont passé au moins quinze ans dans la Fonction publique, aujourd'hui les plus pénalisés". Enfin, ce syndicat plaide pour tenir compte de la pénibilité. Pour les salariés exposés à des conditions de travail difficiles, le ministre du Travail a justifié mardi, dans Le Figaro-économie, un âge de départ à 62 ans, évoquant un "âge de raison". François Chérèque lui réplique que "pour les salariés touchés par la pénibilité du travail, il (Eric Woerth) impose la déraison. Car l'âge de raison pour un ouvrier, un technicien, un cadre, pour un homme ou une femme n'est pas le même". Le leader de la CFDT juge "scandaleux de nier la réalité des métiers pénibles".

TCA : réaction de la FFSA
Interrogé dans Le Figaro-économie (page 18) sur les nouvelles taxes sur l'assurance annoncées par le gouvernement Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), juge que "ces mesures sont excessivement sévères". Selon ses estimations, elles pourraient représenter non pas 3 milliards d'euros, mais jusqu'à 4,7 milliards. "C'est beaucoup demander aux assureurs et aux assurés, et c'est contradictoire avec l'objectif de privilégier l'économie", souligne-t-il.

Concernant la taxe de 3,5% sur les contrats "solidaires et responsables", Bernard Spitz estime que "le jeu de la concurrence jouera entre compagnies, mais la taxe sera forcément répercutée. C'est mécanique". Des propos qui font écho à ceux tenus en début de semaine par le président de la Mutualité Française. En effet, Jean-Pierre Davant a prévenu que cette taxe allait "mécaniquement entraîner une augmentation des cotisations des complémentaires", rappellent Les Echos (page 24) et Ouest-France.

Le Medef veut réformer l'assurance maladie
Lors de l'université d'été du Medef, sa présidente Laurence Parisot s'est prononcée hier en faveur d'une réduction des déficits publics, rapporte La Tribune (page 4). "Nous étions déjà inquiets avant la crise, mais aujourd'hui la situation a été aggravée et il faut remettre le sujet sur la table", a-t-elle déclaré. Laurence Parisot juge indispensable de conduire la réforme des retraites à son terme et d'entamer "tout de suite" celle de l'assurance maladie, note Le Monde (page 10).

Si rien n'est fait, avertit le Medef, le déficit de l'assurance maladie frisera les 60 milliards d'euros en 2013, alors que l'Alle­magne, en pointe sur les questions de croissance et de coût du travail, est à l'équilibre. "Il faut un plan à long terme, des réformes structurelles des modes de financement de la Sécurité sociale, de l'assurance maladie en particulier", a notamment indiqué Laurence Parisot. "Si nous ne faisons pas cet effort, on va augmenter tel impôt l'année prochaine et dans trois ans, on cherchera un autre impôt à augmenter", met-elle en garde.
John Sutton