croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Réforme de la dépendance : les pistes du Medef

La réforme de la dépendance suscite des propositions de toutes parts. Les dernières en date émanent du Medef. Le conseil exécutif de l'organisation patronale a en effet approuvé lundi un document comprenant vingt initiatives sur ce thème.

Sa présidente a dévoilé hier le projet élaboré par son mouvement, rapporte La Tribune (page 4). Cette réforme, a indiqué Laurence Parisot, "devra être animée par un esprit de cohésion sociale conciliant solidarité, innovation et responsabilité". Cependant, enchaînent Les Echos (page 4), elle estime qu'"il serait tout à fait dangereux pour l'équilibre financier de créer une 5e branche de la Sécurité sociale".

Par conséquent, explique sa présidente, le Medef "prône la voie d'un partenariat public-privé moderne, redessiné à cette occasion en termes de modalités de financement et de gouvernance, pour aboutir à un système à deux étages". Au premier étage, tel qu'il existe actuellement, un socle de solidarité serait maintenu à l'attention des personnes aux revenus modestes. Au deuxième niveau, un mécanisme d'assurance obligatoire serait en revanche installé pour le reste de la population.

Cette obligation de s'assurer individuellement est primordiale pour Laurence Parisot : "C'est à cette condition que le montant des primes sera bas et la sélection des personnes selon les risques la plus faible", explique-t-elle dans Les Echos. Le Medef préconise par ailleurs la mise en place d'un "label public" permettant de "standardiser l'offre et rendre les garanties plus lisibles". Pour ce qui est des rentes versées, elles seraient établies "en fonction du niveau de dépendance".

Afin de faciliter l'accès des plus mo­destes à ces assurances, le Medef invite l'Etat à instaurer une aide publique à la souscription. Pour le moment, notent Les Echos, le montant de cette aide n'est pas évalué. Mais le dispositif devrait être mis en place "sans délai" afin de constituer des réserves suffisantes d'ici à 2030.

Enfin, au cas où l'idée du recours à la solidarité nationale était arrêtée par le gouvernement, le Medef déconseille sans surprise de la faire reposer sur les entreprises et le travail. Plutôt qu'une se­conde journée de solidarité, indiquent Les Echos, il "préfère [la piste] d'une hausse du taux de CSG réduit dont bénéficient les retraités".

Des médicaments estampillés Téléthon
L'Association française contre les myopathies (AFM) dispose d'un "outil d'intérêt général" encore peu connu mais qui, dès 2012, devrait produire des médicaments contre certaines maladies rares. Son nom : Généthon Bioprod.

Comme le signale sa présidente, Laurence Tiennot-Herment, dans La Tribune (page 10), l'AFM est "la première association à but non lucratif à avoir obtenu le statut d'établissement pharmaceutique en février dernier". Aussi, dans ses nouveaux locaux construits à Evry (Essonne) pour 28 millions d'euros, Généthon Bioprod vient d'entamer "pas moins de cinq essais cliniques" sur des maladies rares grâce à son budget de 30 millions d'euros constitué à 90% par les fonds récoltés par le Téléthon.

L'an prochain, il devrait sortir de ce laboratoire "des lots de médicaments pour des essais cliniques de phase I et II, pour des pathologies neuromusculaires comme la myopathie de Duchenne, mais aussi des maladies rares du système immunitaire", précise le quotidien économique.

A terme, Généthon Bioprod envisage de produire une vingtaine de lots par an, pour des essais de 15 à 20 personnes chacun. Pour cela, il compte bénéficier de relais de croissance des grands laboratoires de plus en plus sensibles aux maladies rares.
Frédéric Lavignette