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Protéger les jeunes de l’alcool

C'est une "dérive inquiétante", s'inquiète Le Figaro. Selon des dernières statistiques, le nombre d'hospitalisations liées à l'ivresse chez les moins de 15 ans a augmenté de 50% entre 2004 et 2007, passant de 786 admissions à 1 226 ! Devant cette réalité, les députés ont décidé vendredi d'"interdire les soirées où l'alcool est servi à volonté après le seul paiement d'une entrée", note Le Figaro de samedi 7 mars (page 9). Les élus ont également décidé d'interdire la vente d'alcool aux mineurs.

Toutefois, avant que ces mesures du projet de loi "Hôpital, patients, santé, et territoires" (HPST) soient adoptées, la ministre de la Santé a dû faire "des concessions", note La Tribune de samedi (page 4). Certains députés de régions viticoles redoutaient, en effet, que les dégustations d'alcool lors des foires, fêtes et stages oenologiques soient également prohibés. Roselyne Bachelot a finalement accepté "un amendement compromis" épargnant ces dégustations.

Cet après-midi, les députés devront débattre de la pub pour l'alcool, notent Les Echos (page 2). "Les élus des départements viticoles seront nombreux à l'Assemblée pour s'opposer à une limitation trop stricte de la publicité pour l'alcool sur le Web", estime le journal économique. Deux amendements vont être particulièrement discutés. Le premier, défendu par le député UMP Yves Bur et certains élus de gauche, "entend restreindre la publicité pour l'alcool aux seuls sites des professionnels du secteur (producteurs, négociant, distributeurs...)". Le second, présenté par un autre député UMP, Jacques Domergue, propose d'interdire la publicité uniquement sur les sites destinés à la jeunesse. Après l'alcool, les parlementaires s'attaqueront au tabac. Comme le soulignent Les Echos, un amendement prévoit d'interdire la vente des cigarettes aux moins de 18 ans, contre 16 ans actuellement.

La fin de la discussion du projet de loi HPST à l'Assemblée nationale est prévue pour la semaine prochaine. Son examen pourrait débuter fin mars-début avril au Sénat. Pour l'heure, La Tribune de samedi énumère certaines dispositions adoptées par les députés, notamment le dispositif qui prévoit une collaboration entre médecine de ville et hôpitaux pour assurer un accès aux soins les soirs, week-end et jours fériés.

En outre, poursuit le quotidien, pour tenter de réduire les déserts médicaux, les médecins seront, dans un premier temps, incités à mieux se répartir sur le territoire. Si au bout de trois ans, subsistent des zones sous-médicalisées, "les médecins des zones bien pourvues se verront proposer un contrat santé solidarité qui les obligera à exercer des vacations dans les campagnes et les banlieues défavorisées".

Renforcer la qualité des sites santé
Afin d'"assurer l'information en santé des patients la plus complète et la plus fiable", l'Assemblée nationale a voté dans la nuit de jeudi à vendredi un amendement qui invite les sites Internet consacré à la santé à quelques précautions. Selon Le Figaro de samedi 7 mars (page 12), cet amendement à la loi HPST exige que ces sites fassent "figurer sur leur page d'accueil des liens avec des sites institutionnels - caisses d'assurance maladie, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou Haute Autorité de santé".

Ces dispositions viendront compléter la mise en place de la certification HON (Health On Net) déjà adoptée par 701 sites français, dont celui de la Mutualité française. En novembre 2007, la HAS avait suggéré que ce label soit apposé aux sites qui garantissent "la qualification des auteurs du site" et "la confidentialité des données privées des internautes".

Frédéric Lavignette