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Protection sociale : « Mesurer l’impact de chaque scénario »

A l'occasion de l'installation du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale hier, le Premier ministre a assuré que le "scénario [de réforme] n'est pas arrêté", contrairement à ce qu'"on peut lire ici ou là dans la presse".

Le Haut Conseil a pour mission de dresser, d'ici à la fin octobre, un "état des lieux du système de financement". Puis, une fois publié le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, il disposera d'"environ trois mois" pour identifier "plusieurs scénarios de réforme", a précisé Jean-Marc Ayrault, rapportent Les Echos (page 4).

"Vous mesurerez l'impact de chacun de ces scénarios sur le pouvoir d'achat, a-t-il ajouté à l'adresse des membres du Haut Conseil. Sur la base de vos travaux, le gouvernement sera ensuite amené à prendre ses décisions."

Le Premier ministre a refusé de se prononcer sur une hausse éventuelle de la contribution sociale généralisée (CSG) ou de la TVA, souvent évoquées ces derniers jours dans la presse. "Je ne veux pas m'engager dans la voie qu'avait retenue le précédent gouvernement : une an­nonce non concertée, sans analyse préalable de l'impact des mesures de financement déjà décidées", a assuré le Premier ministre.

Par ailleurs, Les Echos (page 3) prévoient "un net repli" des déficits budgétaires en 2013. Celui de la Sécurité sociale notamment, qui sera rendu public lundi par la Commission des comptes, "serait ramené à environ 11 milliards d'euros l'an prochain, grâce au plan d'économies sur les dépenses d'assurance maladie (plus de 2 milliards) et à un apport de recettes nouvelles d'environ 2 milliards", croit savoir le quotidien économique. Les Echos précisent toutefois avec prudence que "cet objectif n'est pas garanti, au vu de la dégradation du marché du travail".

Cancer du sein : Touraine défend le dépistage généralisé
La ministre de la Santé a annoncé hier que la réflexion était engagée "en France comme dans d'autres pays" sur le dépistage du cancer du sein, dont "personne ne met en cause la pertinence". Alors que certaines femmes se voient détecter des tumeurs bénignes qui n'évolueront pas en cancers, l'UFC-Que choisir s'est saisie du problème pour demander aux autorités de santé "de reconsidérer l'ensemble du dossier du dépistage du cancer du sein, en prenant davantage en compte cette question, du surdiagnostic", rapporte Le Parisien/Au­jourd'hui (page 9).

Marisol Touraine a indiqué que la réflexion en cours portait notamment sur le nombre relativement important de "surdiagnostics" liés au dépistage. Malgré ces inconvénients, "la balance penche clairement en faveur du dépistage généralisé", a tranché la ministre, lors du lancement hier de l'édition 2012 de l'opération Octobre rose, qui incite les femmes de 50 à 74 ans à passer une mammographie tous les deux ans, rapporte Le Parisien.

En 2011, 2,4 millions de femmes ont eu recours à cet examen médical organisé, soit 70.000 de plus qu'en 2010. Cependant, près d'une femme sur deux ne donne pas suite à cette recommandation, notamment en région parisienne. Un résultat qu'il faut relativiser. "En fait, il faut ajouter à ce chiffre 10 à 15% de femmes qui se font dépister à titre individuel, en dehors du programme de dépistage généralisé. C'est particulièrement vrai en Ile-de-France", souligne Françoise Weber, directrice de l'Institut de veille sanitaire (InVs).
John Sutton