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Priorité santé mutualiste : déjà 20 millions de Français

"Mon fils a un problème de cannabis, vers qui me tourner ?" "Où me faire soigner pour un cancer du sein dans un établissement de qualité proche de chez moi ?" Ou encore : "Je perds mes cheveux suite à une chimiothérapie, où puis-je trouver une prothèse capillaire de qualité ?" "Trouver la réponse à ces questions, c'est désormais simple comme un coup de fil. Il suffit de composer le 39 35", le service téléphonique mis en place par la Mutualité française, écrit Boris Cassel dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 5).

Au bout de la ligne, les professionnels de santé de Priorité santé mutualiste orientent les utilisateurs et répondent à toutes leurs questions sur quatre thèmes : le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les addictions et le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap, résument Les Echos (page 24). Le quotidien économique précise que le lancement national de PSM, hier, se produit "à la veille de l'ouverture du congrès de la Mutualité française à Bordeaux".

"Le service est réservé aux adhérents des mutuelles qui ont passé des conventions avec nous. Mais d'ores et déjà, 10 millions d'adhérents, soit 20 millions de Françaises et de Français, peuvent bénéficier du dispositif", explique Jean-Pierre Davant dans Aujourd'hui (page 5).

"Priorité santé mutualiste constitue surtout une étape clé de la nouvelle stratégie de la FNMF (...) qui consiste à positionner progressivement les mutuelles au cœur du système de santé sur la prise en charge globale des pathologies lourdes", estime Cyrille Dupuis dans Le Quotidien du médecin daté de jeudi (page 3). "La Mutualité, qui a souvent dénoncé l'actuel parcours de soins, qualifié de “maquis tarifaire”, poursuit Le Quotidien, ne cache plus ses ambitions : accélérer la réorganisation du système de santé, diffuser une culture de qualité en santé, accéder aux données, généraliser les nouveaux modes de rémunération forfaitaires des professionnels pour la prise en charge des pathologies chroniques." En deux mots, la Mutualité ne veut plus être le "payeur aveugle" qu'elle était jusqu'à maintenant.

Quel accueil réserveront les médecins libéraux à ce programme ? interroge Le Quotidien du médecin, qui note que "le pré-rapport du congrès de Bordeaux ne sous-estime pas les difficultés". "Il faudra que la Mutualité démontre aux praticiens libéraux les avantages qu'ils peuvent retirer de ce parcours mutualiste dans l'exercice quotidien de leur profession", conclut Cyrille Dupuis.

Labos et patients : liaisons dangereuses
Les députés ont commencé à inscrire dans la loi HPST l'interdiction de la publicité directe des firmes pharmaceutiques auprès des patients sur les médicaments de prescription. "Nous les approuvons. Nous souhaitons maintenant que les sénateurs aient à cœur de développer cette interdiction, plutôt que de l'assouplir", co-écrivent Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, Alain Bazot, président de l'UFC-Que choisir et Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire, dans une tribune libre publiée dans Le Monde (page 17). Les signataires de ce texte montrent notamment du doigt les manœuvres de certains laboratoires pharmaceutiques pour toucher directement les patients, "suivant diverses stratégies allant de l'éducation thérapeutique à des actions “d'accompagnement” des patients". Et dans le sillage de ces entreprises, les auteurs de la tribune déplorent la présence de "certaines associations de patients". "Nous ne croyons pas que l'ensemble des usagers du système de santé se reconnaît en elles quand elles s'associent aux firmes pharmaceutiques dans des démarches aussi mercantiles", poursuivent les signataires. "Nous sommes convaincus de l'absolue nécessité de voir se développer en France les associations de patients et une certaine idée de la démocratie sanitaire ; mais cette démocratie a besoin d'associations fortes, réellement indépendantes, pleinement au service des patients, sans conflits d'intérêts", conclut le texte.

John Sutton