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Pour l’ANSES, les ondes électromagnétiques sont sans danger pour l’Homme

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas "d'effet avéré chez l'Homme", estime l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), citée dans Le Monde (pages 1 et 8). Dans un avis publié hier, l'agence ne propose donc pas de "nouvelles valeurs limites d'exposition de la population".

Le vrai point noir du sujet, souligne Le Figaro (page 14), reste, comme lors du précédent rapport de l'Anses en 2009, que "plusieurs études constatent une hausse des risques de certaines tumeurs cancéreuses au cerveau, en lien avec l'utilisation intensive d'un téléphone portable". Des cassures de l'ADN et une altération des cellules figurent parmi les effets biologiques constatés. Les modifications observées "semblent être rapidement réparées, elles sont vraisemblablement sans conséquence pour l'intégrité des chromosomes", rétorque l'Anses (Le Monde, page 8).

Même si les risques semblent limités, l'Anses recommande néanmoins l'utilisation de kits mains libres, de téléphones émettant moins d'énergie et qui ont un débit d'absorption spécifique (DAS) le plus réduit possible, résume Le Figaro (page 14). Pour les enfants, dont le cerveau est potentiellement plus exposé, "l'utilisation d'un téléphone portable en mode conversation est déconseillé".

L'Agence souhaite également que les conséquences d'une éventuelle multiplication des antennes-relais – qui permet de réduire leur puissance émettrice – fassent l'objet d'un "examen approfondi". Elle recommande aussi que "le développement des nouvelles infrastructures de réseaux fassent l'objet d'études préalables en matière de caractérisation des expositions, en tenant compte du cumul des niveaux existants et de ceux qui résulteraient des nouvelles installations".

Pour Janine Clavez, présidente de l'association Priartem, partisane d'une réglementation des antennes-relais, "l'absence d'effets sanitaires avérés ne doit pas empêcher de prendre en compte les signaux que constituent les effets biologiques" (Le Monde). Pour sa part, Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des toits, est "déçu" par l'avis de l'Anses, qu'il accuse, dans Libération (page 20), de tenir un "double discours". "D'un côté, elle nous dit qu'il faut réduire l'exposition et d'un autre, l'agence ne dit rien sur la 4 G, qui va augmenter l'exposition", regrette-t-il.

L'assemblée adopte de justesse la réforme des retraites
Les députés ont adopté hier le projet de loi sur la réforme des retraites, en première lecture, par 270 voix contre 249. L'UMP, l'UDI et le Front de gauche ont voté contre, tandis que les écologistes et les radicaux de gauche se sont abstenus, de même que 17 députés socialistes, précisent Les Echos (page 3). Le texte sera discuté au Sénat à partir du 28 octobre.

Le projet de loi est articulé autour de l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l'instauration d'un compte personnel de prévention de la pénibilité en 2015, résume Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 6). Si l'âge légal de la retraite reste fixé à 62 ans, les salariés devront cotiser plus longtemps pour obtenir une pension à taux plein. La durée de cotisation augmentera d'un trimestre tous les trois ans à partir de 2020, pour atteindre 43 ans pour les personnes nées en 1973 et après.

Dans un dernier baroud d'honneur, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés hier place de la Concorde, face à l'Assemblée. Pour les syndicats opposés à la réforme, même si celle-ci comporte des "avancées", comme la prise en compte de la pénibilité, elle est "plombée par l'allongement de la durée de cotisation". "Rien n'est joué", es­time Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. De son côté, Jean-Louis Malys, chargé des retraites à la CFDT, syndicat favorable à la réforme, a néanmoins de­mandé aux sénateurs d'apporter au texte "des améliorations significatives" en faveur des retraités modestes.

John Sutton