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Plan national de lutte contre le sida : dépistage pour tous

De 15 à 70 ans, dépistage pour tous ! C'est en quelque sorte le nouveau mot d'ordre lancé par la ministre de la Santé pour lutter contre le VIH. Désormais, a annoncé Roselyne Bachelot, un dépistage gratuit devra être proposé à chaque patient par son médecin généraliste lors d'une consultation.

Cette mesure, précise Le Figaro (page 13), est "l'élément clé du nouveau plan national 2010-2014 de lutte contre le VIH/sida et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) dont la version définitive a été présentée hier". Pour Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 14), cette démarche est loin d'être inutile puisqu'"environ 50.000 personnes sont infectées par le virus sans le savoir". Aussi, estime la ministre, il est nécessaire que "chacun prenne conscience qu'il peut être concerné", quel que soit son âge ou son milieu.

Néanmoins, ajoute La Croix (page 6), le plan prévoit également un "élargissement de l'offre de dépistage pour les populations exposées au risque et parfois réticentes à utiliser le circuit classique du dépistage". Afin de leur faire accepter plus facilement cet acte de diagnostic, les acteurs associatifs pourront, par exemple, le proposer et le pratiquer sur leurs "pairs", sans nécessairement être médecins. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Pour cela, indique Le Figaro (page 13), dix centres de dépistage communautaires vont être ouverts en 2011. Ces centres "s'adressent en premier lieu aux hommes homosexuels", a expliqué Roselyne Bachelot. Les lieux de dépistage gratuits vont être aussi réorganisés. Actuellement, 1.600 structures sont disponibles mais, "à terme", la ministre de la Santé envisage de les transformer en "centres de santé sexuelle". Ces structures prendront en charge "aussi bien la contraception que la lutte contre les IST".

Dans le but de "réduire de 50% l'incidence de l'infection par le VIH et de 50 % la proportion de personnes découvrant leur séropositivité au stade du sida", le plan envisage parallèlement de développer la notion de prévention "combinée". Cette stratégie, précise Le Figaro, "intègre les traitements antirétroviraux précoces comme moyen de prévention et de réduction de la transmission du virus".

Evaluer régulièrement les chirurgiens
"La chirurgie doit basculer dans une évaluation, conciliant aussi bien les données cliniques des patients que les pratiques éthiques." Appelé à réagir par Libération (page 15) après la fermeture du service de chirurgie cardiaque de l'hôpital de Metz, le vice-président du Conseil national de chirurgie, François Aubart, aspire à de profonds changements dans sa discipline.

Avec un taux de mortalité deux fois et demie supérieur au taux national pour la chirurgie des coronaires et quatre fois et demie pour le valvulaire, cette fermeture n'étonne pas François Aubart. La surmortalité n'est pas le seul grief que l'on peut porter à cet établissement puisque la question des dépassements d'honoraires est également posée. Sur ce dernier point, explique-t-il, "il ne s'agit pas de dépassements banaux, mais d'une véritable entreprise de surcotation".

Au-delà de cet aspect, il estime que le secteur doit absolument sortir de l'"opacité" et que des contrôles réguliers doivent être pratiqués chez les chirurgiens, au même titre qu'"un pilote de ligne va régulièrement être évalué". "Dans notre milieu, indique-t-il, il y a une réserve de principe, car on reste dans une culture de la culpabilisation. L'évaluation est perçue comme la recherche d'une faute." Selon lui, un regard extérieur est, au contraire, "indispensable pour que les relations de confiance entre le patient et l'équipe se maintiennent à un haut niveau".
Frédéric Lavignette