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Perspectives de croissance pour 2009 : de menus espoirs

"Comment le pays va-t-il traverser cette période de vaches maigres ?" : c’est la question que se pose La Croix (pages 2 à 4), alors que se tient aujourd’hui au Parlement un débat sans vote sur la crise financière. A cette occasion, annonce le quotidien, François Fillon devrait réitérer un appel à "l’unité national" afin de "dégager des points de consensus".

Pour les observateurs les plus sceptiques, les perspectives pour 2009 semblent assez sombres : ils tablent "au mieux" sur une croissance de 0,7%. "Plus optimiste, le gouvernement place le curseur à 1%, comme pour 2008. Mais cela reste loin, bien loin des 2,1% de PIB enregistrés fin 2007", souligne La Croix.

Comme le rapporte Le Figaro (page 25), à la lecture du rapport économique social et financier annexé au projet de loi de finances (PLF) publié hier, Bercy estime pouvoir dépasser la barre du 1% grâce au recul de l’inflation. Ce document, poursuit le quotidien, "chiffre les gains de croissance de chaque mesure inscrite dans la loi de modernisation de l’économie". Mais ces gains sont "menus" et "ne permettront pas de compenser le ralentissement lié à la crise, qui pèsera sur les recettes fiscales et les finances publiques", estime le quotidien.

Puisque le gouvernement s’oppose à l’augmentation des prélèvements obligatoires, les dépenses devront être davantage stabilisées afin de contenir le déficit public. "La France de 2009 présentera donc des crédits budgétaires en baisse dans plusieurs domaines", annonce La Croix. La Sécurité sociale, "et à travers elle les assurés sociaux", sera ainsi priée de faire des économies. La ville, le logement et même les contrats aidés seront également soumis à des restrictions.

Parallèlement, le gouvernement recherche des "amortisseurs à la crise", notamment en revalorisant la prime de Noël, le minimum vieillesse ou les pensions vieillesse, explique le journal. Mais ses espoirs pour relancer l’économie se fondent surtout sur l’ensemble des réformes structurelles engagées en 2008.

La fusion de l’ANPE et des Assedic, visant à aider les chômeurs à retrouver plus facilement un emploi, est l’une d’elles. "Dans la même veine, la réforme de la formation professionnelle doit soutenir l’insertion des publics les plus fragiles sur le marché du travail", poursuit La Croix. En aidant les PME à financer leurs projets, François Fillon espère également améliorer le fonctionnement de l’économie française.

Selon les prévisions du rapport économique, relève Le Figaro, la réduction des délais de paiements devrait par exemple rapporter 0,1% à la croissance pendant 5 ans. Le renforcement de la concurrence dans la grande distribution devrait quant à lui rapporter près de 0,9% en quelques années. Avec de telles mesures, certains économistes "ne voient pas comment le déficit pourra revenir à 0,5% en 2012", rapporte le quotidien…

Solvabilité 2 divise les 27
Même si le projet de directive renforçant le contrôle des assureurs a été voté hier par la commission des Affaires économiques du Parlement européen, le texte Solvabilité 2 est encore loin de l’adoption. En effet, rapporte La Tribune (page 19), "pour être définitivement adopté, le texte doit obtenir l’accord du Parlement en session plénière et celui des 27 Etats membres". Or, sur ce dernier point, les 27 ministres des Finances réunis hier en Conseil Ecofin ont rejeté le texte de compromis présenté par la présidence française de l’Union.

Le principal motif de blocage porte sur le traitement des groupes d’assurance, expliquent Les Echos (page 19). En effet, les pays où sont installés les grands groupes d’assurance estiment qu’il revient au superviseur de la maison-mère de coordonner le contrôle. A contrario, "les pays où n’exercent que des filiales y sont défavorables, car ils y voient une perte de leur prérogative", note La Tribune.

Lors d’une prochaine réunion prévue le 2 novembre prochain, les ministres des Finances devraient en discuter une nouvelle fois. Malgré ces divisions les travaux se poursuivent. En France, souligne ce quotidien, l’Autorité de contrôle des assurances et de mutuelles (Acam) présentait lundi dernier le résultat du quatrième test (QIS4) sur les formules de calculs, auquel 252 sociétés participaient.

Frédéric Lavignette