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Nouveaux modes de rémunération : les médecins partagés

Un sondage Ifop, réalisé pour Le Quotidien du médecin (mardi 11 mars, page 3), montre que 44% des médecins libéraux sont favorables à l’expérimentation de nouveaux modes de rémunération, à côté du paiement à l’acte traditionnel. En revanche, 52% d’entre eux désapprouvent cette idée. Comme l’ont précisé les Etats généraux de l’organisation de la santé, ces expérimentations pourraient prendre la forme de "combinaisons de diverses modalités, comme la capitation, le forfait par pathologie, le paiement à l’acte, le paiement horaire, les incitations à l’atteinte d’objectifs de santé publique, la collaboration salariée".

Le Quotidien du médecin a donc voulu savoir quel accueil les praticiens réservaient à ces nouveaux modes de rémunération. "Une semblable question, il y a quelques années, aurait provoqué un rejet massif des médecins libéraux. Ce n’est plus le cas aujourd’hui", constate le journaliste Jacques Degain. Certes, relève-t-il, une majorité désapprouve cette initiative, mais "ce n’est assurément pas un rejet massif". En effet, les différences d’opinions sont plus sensibles entre les médecins des villes et ceux des campagnes et entre les jeunes et les plus âgés. Si les expérimentations entraînent l’adhésion de 52% des médecins des zones rurales, elles se heurtent à l’hostilité de 64% des médecins de l’agglomération parisienne. En outre, 47% des médecins de moins de 45 ans approuvent la possibilité d’expérimenter de nouvelles formes de paiement.

"Le clivage est très politique", note Le Quotidien du médecin, puisque 58% des praticiens qui ont voté Ségolène Royal ou François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle approuvent ces expérimentations, alors que seulement 37% des électeurs de Nicolas Sarkozy y sont favorables. En revanche, la création de pôles de santé pluridisciplinaires dans les zones sous-médicalisées est nettement plus consensuelle. Cette idée remporte l’adhésion de 71% des médecins. Ces derniers estiment qu’une telle innovation est susceptible de résoudre le problème de l’accès aux soins dans ces régions.

Les adolescents ont changé
Augmentation de la taille, puberté plus précoce, mais aussi tendance à l’obésité : les adolescents ne sont plus ce qu’ils étaient, comme le montre une étude de l’Inserm citée dans Le Monde (page 34). A titre d’exemple, la taille a augmenté de 1 à 2 cm par décennie entre 1960 et 1990. Les auteurs de l’enquête ont également analysé les déterminants de la puberté. L’âge moyen des premières règles est actuellement de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 ans en Allemagne. "Les filles qui ont une puberté précoce sont souvent plus obèses que celles qui ont une puberté tardive, alors que l’inverse est observé chez les garçons", montre l’étude.

Les "ados" sont également de plus en plus victimes de souffrances psychologiques : psychose scolaire, dépression, suicide. Pour prévenir ces troubles, trois équipes mobiles d’intervention psychiatrique de l’adolescent ont été mises en place au Havre, à Roubaix et à Rennes, indique Le Figaro (page 11). A Roubaix, le Dr Vincent Garcin, responsable du pôle de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, privilégie le contact avec les médecins et les infirmières scolaires. Tandis qu’à Rennes, son homologue, la Dre Sylvie Tordjman, dispose d’un camping-car, aménagé en bureau, où elle reçoit les adolescents, accompagnés ou non de leurs familles. Les pédopsychiatres vont échanger sur leurs expériences lors de leur congrès national à Lille, les 27 et 28 mars prochains.

John Sutton