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Mieux connaître l’hypertension

Avec 16 millions de personnes atteintes, c’est la maladie chronique la plus répandue en France. Et pourtant, 4 millions de nos concitoyens ne se font pas traiter contre l’hypertension artérielle (HTA), indique Le Monde en page I de son cahier spécial "Cardiologie". Si ce phénomène est sous-estimé, souligne le quotidien, c’est "parce que persistent une difficulté objective et des idées reçues aux effets délétères".

Au rang de la difficulté objective fi­gure le fait que "beaucoup d’hypertendus découvrent des chiffres de pression artérielle élevés alors même qu’ils ne ressentent aucune manifestation, aucun symptôme". En d’autres termes, la maladie est souvent asymptomatique. L’une des idées reçues qui freinent l’identification de la maladie, poursuit encore le journal, est que "les conséquences de l’HTA concerneraient avant tout les personnes âgées".

Or il apparaît que l’âge moyen de son apparition tend à diminuer, au point qu’un accident vasculaire cérébral (AVC) sur cinq se produit dans la tranche 20 à 55 ans. L’HTA est, en effet, "une grande pourvoyeuse" d’AVC, précise Le Monde : 4 sur 5 en résultent, dont 130.000 sont mortels. Ce rajeunissement a "de quoi inquiéter et impose de lutter à l’échelle individuelle et collectivement contre les facteurs de risques que sont l’HTA, le diabète, l’obésité et leur dangereuse synergie", observe le quotidien.

Cependant, poursuit-il, "la question de l’HTA a été parasitée par l’influence qu’a pu exercer l’industrie pharmaceutique pour faire réviser à la baisse les normes tensionnelles. Cela a eu pour effet d’accroître le marché potentiel des médicaments antihypertenseurs, même si des études ont montré que le traitement le plus ancien – les diurétiques – avait le meilleur rapport coût/efficacité."

Des emplois d’avenir au programme
Et si l’économie sociale et solidaire contribuait à la reprise de l’emploi ? C’est ce qu’affirme son ministre délégué, Benoît Hamon, dans un entretien accordé au Monde Eco & Entreprise (page 3). En 2013, confie-t-il, "l’économie solidaire sera le partenaire des mesures d’urgence prises en faveur de l’emploi des jeunes", avec notamment la création de 100.000 emplois d’avenir. Elle reposera "pour beaucoup sur la mobilisation de l’économie sociale et solidaire, notamment du monde associatif, à travers les grands réseaux nationaux dans le do­maine du sanitaire et du social, le domaine sportif et les régies de quartier", précise-t-il.

Pour ce faire, poursuit Benoît Hamon, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réunit aujourd’hui plusieurs dirigeants de réseaux du secteur aptes à s’engager dans une stratégie nationale de recrutement. Il s’agit notamment "de grandes fédérations associatives, d’organisations du secteur sanitaire et social, de coopératives ou de mutuelles".

Par ce programme, des conventions-cadres devraient être signées entre l’Etat et ces organismes afin de définir "la nature de l’engagement pris", à savoir le type d’emplois créés, les éventuels partenariats avec les collectivités (régions, départements) et les types de prestations proposées (formations, complément de financement de l’emploi…). "Dès novembre, les premiers contrats seront signés entre les employeurs et les jeunes, avec l’aide de l’Etat", annonce Benoît Hamon.

Frédéric Lavignette