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Marisol Touraine annonce la redéfinition des contrats responsables pour début 2014

Dans une interview au Quotidien du médecin d'hier, la ministre de la Santé annonce que les contrats responsables et solidaires seront "redéfinis au début 2014". Interrogée sur la prise en charge des dépassements d'honoraires par ces contrats, Marisol Touraine jugerait "incompréhensible qu'il n'y ait aucun lien entre ce qui a été signé dans l'accord conventionnel et la définition du contrat responsable et solidaire".

A quel niveau faut-il plafonner la prise en charge ? "C'est encore ouvert. D'un côté, nous ne devons pas encourager les dépassements d'honoraires par leur solvabilisation, mais, dans le même temps, nous ne devons pas ouvrir la porte à la multiplication des surcompémentaires", répond Marisol Touraine. Elle promet d'être "attentive aux propositions de la profession".

Toujours dans cet entretien, la ministre de la Santé estime "très positif" le bilan de son "pacte" contre les déserts médicaux, mis en place il y a un an. "Nous avons engrangé plus de 170 signatures de praticien territorial de médecine générale et nous devrions atteindre l'objectif fixé de 200 cette année", affirme Marisol Touraine, dans un long entretien au Quotidien du médecin d'hier. Ce dispositif permet à de jeunes praticiens de s'installer dans des territoires médicalement sous dotés, en échange d'une garantie de revenus pendant deux ans.

"Bilan plus que mitigé", juge, au contraire, Le Figaro-économie (page 22), dont les témoignages récoltés sur le terrain laissent à penser que le dispositif "n'est pas efficace". Dans le Limousin, un seul médecin a signé sur quatre contrats prévus. En revanche, la Haute-Normandie a rempli son quota de quatre médecins, en fidélisant les internes en médecine générale, formés à la faculté de Rouen.

Les opticiens contre la vente en ligne
Trois jours avant la poursuite de l'examen, à l'Assemblée nationale, du projet de loi à la Consommation et de ses amendements libéralisant la vente de lunettes sur Internet, des réseaux d'optique se mobilisent contre cette disposition. En introduisant la concurrence par le biais d'Internet, le ministre de la Consommation, Benoit Hamon, estime pouvoir "faire baisser les prix de 20% et redistribuer 1,3 milliard d'euros de pouvoir d'achat, sans que cela ne coûte un euro du budget de l'Etat", rappelle Le Figaro-économie (page 24).

"Ces procès d'intention sont révoltants pour notre profession, s'insurge dans Le Monde (page 4), Alexandra Duvauchelle, déléguée générale du Syndicat des opticiens entrepreneurs (Synope). Au pré­texte supposé d'économies non démontrées par ailleurs, le gouvernement est prêt à sacrifier la sécurité sanitaire des Français en matière d'optique."

"Il faut absolument tous se mettre autour de la table, professionnels et pouvoirs publics, pour étudier le système le plus efficace", appelle, dans Le Monde, Eric Léonard, directeur Europe d'Essilor. Pour le patron d'Optic 2000, "le grand gagnant de ce texte est Marc Simoncini", le créateur du site de vente en ligne de lunettes, Sensee.

Ce dernier s'attaque, dans Le Figaro-économie, au conservatisme de la profession. "Le nombre de magasins a augmenté de moitié en dix ans. Pourtant le marché n'est pas extensible. Pour les enseignes, la seule façon d'augmenter leur chiffre d'affaires est d'ouvrir des boutiques et de vendre plus cher. Aujourd'hui, plus il y a de concurrence, plus les prix augmentent », estime-t-il. 

De leur côté, les opticiens traditionnels brandissent la menace d'une perte de "16.000" emplois si la vente en ligne était autorisée. Pas d'accord, rétorque le ministère de la Consommation, pour qui la vente sur Internet "permettra de créer des emplois et pas seulement d'opticiens". Lundi, le débat parlementaire promet d'être rude...
John Sutton