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Marisol Touraine : « Je veux croire à la possibilité d’un accord »

Aucun accord n'a été conclu ce matin, après une nouvelle nuit ma­rathon de négociations sur l'encadrement des dépassements d'honoraires, souligne Le Parisien/Aujourd'hui (page 6). A 7 heures 30, plusieurs responsables de syndicats de médecins avaient quitté le siège de la Cnam sans avoir rien signé. Dès leur arrivée hier soir, ils s'étaient plaints de la "pression" exercée par les pouvoirs publics. "Le gouvernement a d'ores et déjà dit que s'il n'y avait pas d'accord, il sortait les matraques. […] C'est une curieuse conception du dialogue social", a dénoncé Michel Chassang, président de la CSMF.

A minuit, après quatre heures de discussions, les choses étaient déjà "très mal engagées", constatait Daniel Rosenweg, le journaliste du Parisien/Aujourd'hui (page 6). Pour Michel Chassang, l'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam) "n'a pas été capable de s'engager quant au remboursement des compléments d'honoraires". Même tonalité du côté de la Fédération des médecins de France (FMF), rapporte Le Parisien/Aujourd'hui. Seul le syndicat de généralistes, MG France, a trouvé "la position des mutuelles intéressante".

Samedi, lors du congrès de la Mu­tualité, le président de la République a confirmé, qu'en l'absence d'accord, un projet de loi serait déposé, rappelle Libération (page 12). "Nous ne pouvons pas admettre qu'un certain nombre de nos compatriotes soient frappés par ces dépassements et ne puissent pas aller vers des soins de qualité", a indiqué François Hollande, à Nice. Ce matin, sur France 2, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a indiqué vouloir "laisser le temps aux négociateurs de trouver un accord". "La loi est prête […], a-t-elle ajouté. Mais je ne me situe pas dans cette perspective, je veux croire à la possibilité d'un accord."

Inquiétudes sur les contrats collectifs
Au lendemain des déclarations du président de la République au congrès de la Mutualité Française, qui a évoqué la remise à plat des exonérations fiscales et sociales sur les contrats collectifs, les institutions de prévoyance sont inquiètes, rapportent Les Echos (page 30). "Si l'on supprime ces avantages, cela va conduire indéniablement des entreprises à remettre en question les contrats collectifs proposés à leurs salariés", estime Jean-Louis Faure, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip). Il fait valoir que ces contrats ne sont pas réservés aux salariés des grandes entreprises. En effet, 74 % des entreprises de moins de 250 salariés ont mis en place une complémentaire santé pour leurs employés, selon la dernière enquête du Credoc (juillet 2012), citée dans Les Echos.

"Le contrat collectif est un outil indispensable d'accès aux soins pour douze millions de salariés, y compris les plus modestes, souligne Jean-Louis Faure. Ce sont des employés en boulangerie, poissonnerie de détail, hôtellerie-restauration, en aucun cas des salariés favorisés." Pour le Ctip, la suppression des exonérations conduira à augmenter le prix de ces contrats, lesquels coûtent "30 % moins cher qu'un contrat individuel".
John Sutton