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Les stratégies des « labos » face aux génériques

Les génériques constituent-ils une menace pour les firmes pharmaceutiques ? Si l'on en croit les difficultés que rencontre actuellement Sanofi-Aventis, la réponse est en partie affirmative. Selon Libération (pages 19 et 20), le troisième laboratoire mondial enchaîne en effet "les revers", dont le dernier en date est le retrait progressif du Di-Antalvic®. Quand ses médicaments "best-sellers" ne sont pas accusés de nuire à la santé, ses brevets sont en passe de tomber dans le domaine public. Le laboratoire se sent donc "fragilisé", indique Libération.

Il faut dire que les génériques ont gagné en popularité chez les Français. D'après la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), 82% des médicaments délivrés en ville en 2008 ont été des génériques. Ce qui représente un peu moins d'une boîte sur trois vendues en officine.

Depuis que ces molécules sont autorisées, le marché est ainsi passé de 500 millions d'euros en 2002, à 1,8 milliard en 2008. De la sorte, la "Sécu" a économisé plus de 905 millions d'euros cette même année. "Une progression notable mais qui laisse la France loin derrière certains de ses voisins européens", constate encore Libération.

Face à cette situation concurrentielle, les grands laboratoires contre-attaquent. Ces derniers mois, "dans la foulée du suisse Novartis qui le premier a osé mélanger les genres avec sa filiale générique Sandoz, les grands labos ont multiplié les emplettes" dans le secteur, indique le quotidien. Ainsi, le Français Sanofi-Aventis a acheté trois génériqueurs en trois mois, le tchèque Zentiva, le mexicain Kendrick et le brésilien Medley.

Comme le note un observateur des politiques de santé, "il est aujourd'hui parfaitement intégré dans la stratégie de ces multinationales qui préfèrent désormais contrôler eux-mêmes leurs génériques plutôt que laisser ce marché à d'autres".

Grippe A : menaces sur les moins de 60 ans
Une enquête publiée dans le New England Journal of Medecine apporte d'intéressants éclairages sur la grippe A. Réalisée par des médecins mexicains et américains, elle montre que "les formes graves touchent essentiellement les moins de 60 ans, alors que les plus âgés, qui sont habituellement les principales victimes de la grippe, sont mieux protégés, sans doute par des infections grippales passées".

Selon Le Figaro (page 11) qui rapporte cette information, "il faut cependant garder à l'esprit que les formes graves restent très largement minoritaires, puisque le taux de décès est évalué à 2-3 pour 1.000 malades, et que dans la majorité des cas, les personnes ne souffrent que de troubles bénins et transitoires".

Par ailleurs, Les Echos (page 18) signalent que le premier cas de patient porteur du virus H1N1 résistant au traitement antiviral Tamiflu® a été constaté au Danemark. A ce jour, indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 7), le virus a contaminé 70.893 personnes dans le monde et fait 311 morts.

Frédéric Lavignette