croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Les jours clés de la réforme des retraites

Après une 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, samedi, le gouvernement reste inflexible. Pourtant, notait hier Le Parisien/ Au­jourd’hui (pages 3 et 5), "les Français sont encore descendus en masse dans la rue". Selon les syndicats, ils étaient 3 millions pour 250 défilés. De son côté, la police a dénombré 825.000 manifestants et l’Elysée a crié "presque victoire", constatait toujours le quotidien. Comme le notent Les Echos d’aujourd’hui (pages 4 et 5), "l’Elysée tente de minimiser l’ampleur de la mobilisation et continue de miser sur le calendrier qui lui est favorable". Le vote du projet de loi est prévu pour mercredi au Sénat et le début des vacances de la Toussaint, le week-end prochain, pourrait essouffler le mouvement.

Pour autant, la mobilisation des lycéens inquiète de plus en plus l’exécutif qui "croise les doigts" pour qu’il n’y ait pas de violences dans les cortèges lycéens. En "arbitres du bras de fer", observe La Tribune (page 6), les lycéens attisent les tensions et "cela se voit". D’ailleurs, vis-à-vis des jeunes, notent Les Echos, "l’exécutif change de ton", mettant "en sourdine" les accusations de manipulations et en admettant l’inquiétude des jeunes.

Autre source d’appréhension du gouvernement, et non des moindres : le blocage du pays. Progressivement, les rassemblements locaux, les grèves dans les entreprises, les blocages des raffineries et ceux des routiers se multiplient, indique Libération (pages 2 à 4). Du coup, "à la CGT, on affichait en fin de semaine une confiance inébranlable". Cependant, si cette détermination des salariés devait s’essouffler la résistance sociale pourrait se fragiliser et l’intersyndicale se "fissurer".

Selon Le Figaro (pages 3 et 4), les syndicats seraient "divisés sur la poursuite de la mobilisation". Alors que FO ou Solidaires, par exemple, souhaitent durcir le mouvement, la CFE-CGC souhaite sortir de la mobilisation, et la CFDT et l’Unsa "réfléchissent à de nouveaux moyens pour contester le texte, mais sans appeler les Français à descendre dans la rue". Au lendemain du vote supposé du texte, l’intersyndicale se réunira pour envisager les suites au mouvement. D’ici là, une nouvelle mobilisation est fixée demain mardi.

L’inquiétant développement des faux médicaments
"Non seulement il ne soigne pas, mais il peut handicaper ou tuer." C’est en ces termes que le Pr Marc Gentilini, délégué général de la fondation Chirac pour l’accès aux médicaments et à une santé de qualité, a résumé vendredi quelques-uns des graves effets des médicaments contrefaits.

Lors d’un colloque, organisé vendredi à Paris, par la Mutualité Française, plusieurs observateurs ont tiré la sonnette d’alarme sur la montée en puissance du trafic de faux médicaments. Selon l’Organisation mondiale des douanes, celui-ci "a augmenté de 300% entre 2007 et 2008", rapportent lesechos.fr.

Ce sont les pays du Sud qui sont le plus atteints par le phénomène. Pour sa part, "la France reste protégée en raison d’un système de distribution très contrôlé" a souligné Didier Houssin, directeur général de la Santé, indique lefigaro.fr. Cependant, poursuit le quotidien, "la vente sur Internet de médicaments non soumis à une prescription médicale devrait être prochainement autorisée en France, conformément à une demande européenne". Le pire reste donc à craindre, d’autant que le faux médicament peut susciter des pharmaco-résistances, susceptibles d’"anéantir les efforts entrepris pour endiguer les grandes épidémies" selon les termes de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans un discours lu par Didier Houssin.

Les propositions de la commission Attali
L’économiste Jacques Attali a remis vendredi au président de la République le 2e rapport de la Commission pour la libération de la croissance. Selon Le Journal du Dimanche (page 18), ce document préconise "dix années de rigueur, de réformes et une plus grande justice sociale". Son but vise à atteindre une croissance annuelle de 2,5% à l’horizon 2020.

La moitié des 27 propositions de l’ancien conseiller de François Mitterrand, rapporte Libération de samedi (page 14), porte sur la maîtrise des finances publiques, "priorité absolue, afin de revenir à l’équilibre budgétaire d’ici à 2020". L’une des mesures avancées consiste à "mettre sous condition de ressources les allocations familiales et mettre fin à la prise en charge systématique à 100% des malades en affection de longue durée (cancers, diabète, etc.), quelles que soient leurs ressources", rapporte le journal. Cette dernière proposition est jugée "impie" par Jean-Françis Pécresse dans son éditorial des Echos (page 16). Pour sa part, la Mutualité française regrette qu’aucune mutuelle santé n’ait été auditionnée par la commission Attali.
Frédéric Lavignette