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Les génériques en progrès

Les Anglais et les Allemands en consomment deux fois plus que les Français, et ils ne s'en portent pas plus mal. Et en France, remarque Marianne (page 142), l'utilisation des médicaments génériques tend à augmenter. Depuis quatre mois, le taux de substitution des princeps par des génériques est en effet passé de 65 à 82,5%.

Comme le rappelle Marianne, le principe actif des génériques est le même que le "princeps" dont le brevet est tombé dans le domaine public. Le principal avantage de ces "bioéquivalents" est de coûter moins cher à l'assurance maladie. Grâce à eux, deux milliards d'euros ont déjà été économisés, signale le président de la Mutualité Française. Et "on pourrait encore économiser 1 milliard d'euros en augmentant le taux de substitution".

"Chaque fois qu'un médicament princeps est prescrit au lieu de son générique, ajoute Etienne Caniard, c'est une dé­pense inutile." Et les dépenses inutiles sont encore nombreuses tant l'industrie pharmaceutique s'active pour valoriser ses médicaments à la "défaveur des génériques". Par exemple, poursuit Marianne, la Commission européenne a listé en 2009 un inventaire des pratiques adoptées par les laboratoires commercialisant des "blockbusters" : "Intimidation des organismes publics traitant des médicaments, action en justice, mise sur le marché de produits de ”seconde génération” (même molécule, mais couleur, forme et dosage différents), entreprises de désinformation…"

Pour inverser la tendance, observe Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale du Générique au Gemme – l'association des professionnels du secteur –, il faut "que les médecins et les patients s'engagent dans le dispositif" au même titre que les pharmaciens dont le rôle est déjà majeur. Dans les pays voisins, complète-t-elle, "tout le monde a pris le train des génériques ensemble".

Chez les Anglais, ajoute Marianne, l'unité d'un médicament générique revient à 7 centimes d'euros, alors qu'elle atteint les 12 centimes en France. Actuellement, les prix sont "déterminés en toute opacité par le fabricant et le Comité économique des produits de santé (Ceps). Et c'est ainsi que l'on vend en pharmacie des médicaments et leurs génériques… au même prix".

Les ministères au régime
Alors que le Sénat vient d'engager le débat sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2013, le rapporteur du Budget, François Marc (PS), a publié un rapport qui détaille les économies demandées par l'Etat. Dans ce document, signalent Les Echos (page 4), "le rapporteur salue le plan d'économie de 10 milliards d'euros engagé". Les efforts demandés pour les ministères "non prioritaires" (c'est-à-dire autres que la Justice, l'Enseignement et la Sécurité) sont variables et impliquent une suppression moyenne de 2% des effectifs, note le quotidien économique.

Le premier ministère atteint est celui de l'Egalité des territoires et du Logement qui perd 4,5% de ses effectifs, suivi par la Défense (2,5%). Le ministère des Affaires sociales et de la Santé connaît de son côté une suppression de postes de – 1,7%. et celui de l'Economie de – 1,6%.

Frédéric Lavignette