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Les entreprises veulent choisir leur complémentaire

Pour la grande majorité d'entre eux, les chefs d'entreprise aspirent à "garder leur liberté de choisir eux-mêmes leur organisme assureur". Un sondage réalisé par Opinion Way à la demande de la Chambre syndicale des courtiers d'assurance indique qu'ils sont 85% à se prononcer pour ce libre choix, indiquent Les Echos (page 6). En re­vanche, 14% optent pour un choix au niveau de la branche.

En toile de fond de ce sondage, la tenue aujourd'hui de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) dont l'une des mesures, introduite à la de­mande du gouvernement, instaurerait des clauses de recommandation. L'entre­prise sera certes libre de choisir un autre opérateur que celui désigné par la branche, mais dans ce cas-là, elle devra s'acquitter d'un forfait social de 20% au lieu de 8% actuellement.

Si la loi était votée dans l'état, "48% des chefs d'entreprise choisiraient de ré­silier leur contrat pour rejoindre celui im­posé par leur branche afin d'éviter la surtaxe", rapporte le quotidien. En re­vanche, 34% conserveraient leur contrat mais adapteraient à la baisse leurs prestations pour compenser cette augmentation. Enfin, 17% estiment être en capacité d'absorber cette surtaxe dans leurs charges.

Contrats d'accès aux soins : c'est parti !
L'arrêté validant l'accord signé il y a un an entre l'assurance-maladie, les syndicats de médecins et les complémentaires santé sur le contrat d'accès aux soins a été publié ce week-end au Journal officiel.

Même si sa mise en œuvre a été compliquée, remarquent Les Echos (page 6), 9 746 médecins se sont engagés à "maintenir pendant trois ans leur pratique tarifaire actuelle, c'est-à-dire leur taux de dépassement constaté (il est de 29% au-delà du tarif de la Sécurité sociale en moyenne pour les signataires) et la part de leurs actes qui sont facturés sans dépassement (50% en moyenne pour les spécialistes signataires)". En contrepartie, les dépassements pratiqués par les médecins signataires vont être mieux pris en charge par l'assurance maladie et les complémentaires, car leur base de remboursement sera relevée. A titre d'exemple, alors que les patients étaient remboursés 15,10 euros pour une consultation de spécialiste, ils le seront désormais à 18,60 euros.

Selon le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekegheme, l'engagement de ces presque 10.000 signataires (36% des praticiens éligibles) devrait "permettre de stabiliser la masse totale des dépassements d'honoraires en 2014". Pour autant, ce dispositif pourrait être contre-productif. En effet, parmi les signataires, on compte 2.700 médecins qui, bien qu'en secteur 1, détiennent les titres qui les autorisent des dépassements d'honoraires. Ce nouveau contrat, observent donc Les Echos, "aura pour effet de… leur permettre de pratiquer des dépassements".

L'Argus ausculte la Mutualité
Equilibres modifiés, regroupements, projets collectifs : le Top 30 de la Mutualité, que publie L'Argus de l'assurance n° 7338 (pages 46 à 64), fait état des évolutions en cours sur le marché des mutuelles. "Cette année, l'apparition en tête du Top 30 d'Harmonie mutuelle est le symbole d'une montée en puissance des mutuelles interprofessionnelles", écrit Laure Viel. La journaliste explique comment les grandes mutuelles "construisent des groupes où elles proposent différents niveaux d'intégration dans le cadre d'unions de groupes mutualistes (UGM) ou d'unions mutualistes de groupe (UMG)".

Dans un "bal des rapprochements", "loin d'être terminé", les mutuelles opèrent cette année un "petit jeu de chaises musicales au sommet entre fonctionnaires et “interpros”", observe L'Argus : alors qu'Harmonie mutuelle "rafle la tête du classement à la MGEN", les mutuelles de fonctionnaires progressent dans le classement des groupements, notamment avec l'union mutualiste de groupe (UMG) Istya.

"Les évolutions ne se résument pas à la montée en puissance de telle ou telle famille, tempère le président de la Mutualité Française dans L'Argus (page 50). Les frontières classiques, historiques, s'estompent sous l'effet de plusieurs facteurs. Aucune mutuelle ne limite aujourd'hui son recrutement à une population spécifique.;"

Résultat de ce mouvement de fond : l'apparition, dans le cadre des restructurations, de "groupes importants mais de plus en plus composites", explique Etienne Caniard. "Les restructurations sont un enjeu fort pour les mutuelles, au même titre que les partenariats qu'elles impliquent, ajoute-t-il. Ce sont d'ailleurs deux thèmes que nous avons placés au cœur de notre projet stratégique."

Frédéric Lavignette et Sabine Dreyfus