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Le succès des génériques

Le processus d’acceptation par le public a été lent, mais aujourd’hui la Sécurité sociale "se frotte les mains", raconte Le Parisien/Aujourd’hui (pages 2 et 3). Dix ans après leur commercialisation, les génériques représentent quatre boîtes de comprimés sur cinq vendues dans les pharmacies. Résultat : l’assurance maladie a réalisé une économie d’un milliard d’euros en 2008, grâce à ces molécules moins chères que les princeps.

Cependant, note le quotidien, "après le temps de la persuasion, voici le temps de la pression, voire des sanctions", en particulier pour le pharmacien et le patient. Le premier peut être "interdit de tiers payant s’il n’atteint pas les objectifs qui lui sont fixés", tandis que le second peut se voir refuser ce tiers payant "s’il n’accepte pas de substituer son médicament habituel".

En dépit de ces améliorations, des résistances à ces spécialités persistent. "Malgré le discours rassurant des autorités sanitaires, les génériques continuent à susciter des réticences dans l’opinion et même auprès des médecins", constate Le Parisien/Aujourd’hui. Ainsi, pour le cancérologue Jean-Loup Mouysset, les génériques ne sont pas "identiques aux médicaments de marque car ils n’utilisent pas les mêmes excipients (les substances qui entourent le principe actif du comprimé) et n’ont parfois ni la même forme, ni la même couleur".

Comme le fait remarquer Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), les procédures de contrôles pour ces médicaments sont identiques avec ceux des médicaments de marque. En 2008, indique-t-elle, plus d’une cinquantaine de demande d’autorisation de mise sur le marché ont été refusées définitivement en raison de problèmes : "Les pilules se cassent, se dissolvent mal ou contiennent des impuretés."

En revanche, pour ce qui concerne les produits déjà autorisés, "les contrôles effectués à la suite de signalements montrent un taux de non-conformité moins important chez les génériques que chez les autres. Les médicaments génériques ne présentent donc pas de risques particuliers en termes de qualité pharmaceutiques", souligne-t-elle.

Un Grenelle pour les antennes-relais
L’opposition aux antennes-relais de téléphonie mobile semble s’affirme de plus en plus au sein de la population. Ainsi, Le Figaro (page 10) signale qu’à Rennes, un collectif de parents d’élèves, inquiets de voir s’installer un tel dispositif à proximité de l’école de leurs enfants, s’oppose à cette antenne "pour laquelle Bouygues Telecom et SFR ont obtenu un permis de construire début 2007".

Selon Le Journal du Dimanche (page 10), le gouvernement va ouvrir jeudi un "Grenelle des antennes". Objectif : "calmer les craintes croissantes des riverains d’antennes-relais, attisées par plusieurs cas jugés suspects de troubles de la santé (maux de tête, insomnies, etc.) et cancers". Sous l’égide de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avec la collaboration des secrétaires d’Etat à l’Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, et à l’Environnement, Chantal Jouanno, plusieurs groupes de travail réunissant pouvoirs publics, élus locaux, associations, représentants sanitaires, scientifiques et opérateurs seront appelés à débattre jusqu’à la fin du mois de mai.

Il faut dire que le débat sur les risques sanitaires est "empoisonné", note l’hebdomadaire. Les camps s’affrontent "études contre études, chiffres contre chiffres". Ainsi, le 4 mars, le Pr André Aurengo, de l’Académie de médecine, condamnait le démontage d’antennes. Selon lui, les malaises ressentis par les plaignants sont des troubles "psychosomatiques qui relèvent davantage d’une prise en charge psychiatrique". Le Journal du Dimanche signale au passage que ce médecin appartient, de façon "bénévole", au conseil scientifique de Bouygues Telecom…

Au contraire, le cancérologue parisien Dominique Belpomme, qui mène depuis dix mois une étude sur le sujet, indique avoir "la preuve qu’il s’agit d’une vraie pathologie liée à l’exposition aux champs magnétiques". Malgré les positions contradictoires des opérateurs, des scientifiques et des associations, le ministère de la Santé "se garde bien de promettre des mesures concrètes et espère trouver un consensus", conclut le Journal du Dimanche…

Frédéric Lavignette