Le gouvernement envisage la baisse ou le gel de certaines prestations sociales

L'an prochain, les bénéficiaires de certaines prestations sociales risquent de faire grise mine. L'Etat prévoit en effet de réduire ou de geler le montant de plusieurs allocations familiales. Comme l'expliquent Les Echos (page 2), les prévisions de l'Insee sont à l'origine d'une "situation inédite" : selon les estimations de l'Institut, l'inflation devrait être nulle en moyenne annuelle sur 2009.

Or, le gouvernement avait tablé sur une hausse des prix de 1,5% lors des revalorisations des prestations sociales décidées en début d'année. Compte tenu de cette nouvelle perspective, les allocations familiales, la prestation d'accueil du jeune enfant, le complément familial ou encore l'allocation de rentrée scolaires risquent d'être gelés, voire réduits au début 2010.

D'après le quotidien, cette situation "serait une première". Toutefois, tempèrent Les Echos, "une diminution des allocations est peu probable, un gel est donc en revanche envisageable". Il faudra attendre le mois de septembre et le bouclage du budget de la Sécurité sociale pour être fixé sur le choix du gouvernement.

En ce qui concerne les retraites, indique le quotidien économique, "la situation est un peu moins épineuse". Ces pensions ont été revalorisées le 1er avril, bien plus tard que les prestations familiales. Et à cette date, l'Etat avait déjà envisagé une baisse de l'inflation sur 2009. "La revalorisation des retraites a donc été beaucoup plus modérée."

Quoi qu'il en soit, notent Les Echos, ce ralentissement de l'inflation constitue "une bonne affaire" pour l'exécutif. Il lui a notamment permis de "revoir à la baisse les dépenses au titre des dépenses de retraite des fonctionnaires en 2010".

Fonctionnaires : bilan démographique
L'un des objectifs de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle est en passe d'être atteint. Le nombre des agents de l'Etat a bel et bien été réduit et ce n'est pas fini ! Déjà, relève La Tribune (page 4) à la lecture du Rapport annuel sur l'état de la Fonction publique, les différents ministères ont diminué leurs effectifs de 78.400 postes entre 2006 et 2007.

Cette réduction s'explique notamment par le non-remplacement des départs à la retraite. En 2008, ce sont 23.000 postes qui ont été supprimés. Cette année 30.000 suppressions sont au programme ; pour 2010, 33.000 autres sont envisagées.

Dans le bilan publié hier, fondé sur des données de 2007, la France est donc composée de 5,3 millions d'agents, toutes Fonctions publiques confondues. Pour compléter le tableau, 178.000 salariés d'organismes publics et 671.900 employés d'entreprises publiques peuvent être ajoutés à ce chiffre.

Le non-remplacement des départs à la retraite n'est pas la seule explication de la réduction des effectifs de la Fonction publique d'Etat. Les transferts de personnel vers la Fonction publique territoriale doivent également être pris en compte. En 2007, observe La Tribune, celle-ci s'est par exemple étoffée de 5,2% agents supplémentaires, pour atteindre 1,75 million d'agents.

Avec 17.000 emplois de plus, la Fonction publique hospitalière a également connu une augmentation : 17.000 emplois de plus ont été enregistrés sur cette même année, représentant une hausse de 1,6%. Dans ce secteur, un autre phénomène s'observe de façon insistante : la part des non-fonctionnaires ne cesse de croître. Entre 2006 et 2007, elle a augmenté de 6,5%.

Grippe A : des chercheurs réactifs
En visite à Lyon au laboratoire P4, la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a pu constater que "les équipes de chercheurs français ont d'ores et déjà lancé un programme scientifique très ambitieux" sur le virus H1N1 de la grippe A. Selon Le Figaro (page 10), les différents axes de la recherche ont été définis au mois de mai, à l'appel du Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'institut thématique microbiologie et maladies infectieuses.

Depuis cette date, les 250 personnes composant les vingt équipes de recherche se réunissent pour faire le point. Les résultats de leurs observations devraient paraître prochainement dans des revues scientifiques internationales. D'après la ministre, rapporte Libération (page 14), cette réactivité aurait permis de "gagner six mois" dans la mobilisation des scientifiques. Elle leur a d'ailleurs annoncé que 2 millions d'euros seront alloués à l'étude sur le virus, complète Le Parisien/Aujourd'hui (page 9).

Frédéric Lavignette