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Le déficit de la Sécurité sociale persiste malgré les recettes

La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui se réunit mercredi, devrait confirmer l’ampleur du déficit prévu dans le PLFSS 2008, soit près de 9 milliards d’euros, rapportent Les Echos (page 5). Des chiffres d’autant plus inquiétants, souligne La Tribune (page 28), que la masse salariale du secteur privé est en nette hausse (+4,8%), ce qui accroît les recettes. Dès lors ce résultat s’explique par une augmentation plus forte des dépenses.

Avec 4,1 milliards d’euros de déficit, le "trou" de la branche maladie devrait être légèrement inférieur aux prévisions (4,2 milliards). Les dépenses seraient plus élevées que prévu puisque les experts du Comité d’alerte ont mis en garde contre un dérapage de 500 à 900 millions d’euros des remboursements, rappellent Les Echos. De son côté, le déficit de la branche vieillesse se dégrade nettement avec un solde négatif compris entre 5,4 milliards et 5,5 milliards d’euros (contre – 5,2 milliards).

Parmi les mesures d’économies envisagées, la Cnam "n’exclut pas de supprimer une partie des dotations de l’assurance maladie à certains fonds qui ne les utilisent pas entièrement, comme le dossier médical personnel (DMP) ou l’établissement de préparation aux urgences sanitaires Eprus", indique La Tribune, citant une source proche de l’assurance maladie. Autre piste : une réforme des affections de longue durée (ALD). Les patients en ALD seraient "soumis au même remboursement que les autres assurés pour certains médicaments “de confort”".

Portables : l'appel des cancérologues
Une vingtaine de scientifiques, parmi lesquels le Pr Henri Pujol, ancien président de la Ligue nationale contre le cancer, ont lancé hier, dans Le Journal du dimanche (pages 1 à 3), un appel à la prudence pour l’utilisation des téléphones portables. "Nous sommes aujourd’hui dans la même situation qu’il y a cinquante ans pour l’amiante et le tabac", estime Thierry Bouillet, cancérologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). "Soit on ne fait rien et on accepte un risque, soit on admet qu’il y a un faisceau d’arguments scientifiques inquiétants", ajoute-t-il.

Certaines études montrent que le risque de tumeur cancéreuse est multiplié par deux au bout de dix ans. En attendant les résultats d’une étude épidémiologique internationale, les signataires de l’appel émettent une dizaine de recommandations. Ils préconisent notamment de ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable, sauf en cas d’urgence ; de maintenir le téléphone à plus d’un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette ou encore d’éviter le plus possible d’avoir en permanence un téléphone mobile sur soi, même en mode veille.

De son côté, le ministère de la Santé estime qu’aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que les téléphones mobiles présentent "un risque notable" pour la santé des adultes comme des enfants. Mais, selon Le Journal du dimanche (page 2), le travail de l’Afsset, l’agence publique qui a réalisé les deux derniers rapports officiels sur ce sujet, aurait été désavouée par ses ministères de tutelles. En cause : l’indépendance de l’expertise. En effet, 4 des 10 experts du rapport de 2005 auraient des liens directs ou indirects avec des opérateurs téléphoniques...

John Sutton