croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Lancement du Sidaction

Quelques mois après la polémique qui a opposé son président, Pierre Bergé, au Téléthon, le Sidaction démarre aujourd'hui. Il se fixe pour objectif de dépasser les 7 millions d'euros de promesses de dons (6,4 millions d'euros en 2009), indique Le Parisien/Aujourd'hui-en-France (page 40). Cette nouvelle édition, qui se déroule jusqu'à dimanche, bénéficiera d'une mobilisation plus large des télévisions. Ainsi, les grandes chaînes nationales, onze chaînes de la TNT et cinq stations de radio vont dédier leurs programmes au Sidaction pendant trois jours. Le but est d'informer et de sensibiliser l'opinion sur les risques liés au VIH et de lancer un appel à la générosité.

Allégement des traitements, recherche vaccinale, discrimination, isolement précarité... Pour les organisateurs, "les défis sont encore nombreux". Le Sidaction cible également les internautes. En plus du site traditionnel (sidaction.org), un autre site a été créé cette année : 2010.sidaction.org

Le Sidaction, c'est aussi l'occasion pour Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), de rappeler, dans un entretien à L'Humanité (page 8), que l'épidémie reste très active, que la prévention reste un "relatif échec" et que la recherche manque toujours de moyens.

"Quand on arrête les antiviraux, le virus repart immédiatement sous une forme dormante, dans des réservoirs situés à différents endroits du corps, que l'on n'arrive pas à éliminer, explique Jean-François Delfraissy. Il y a donc toute une partie des recherches qui repose sur la nécessité de mieux comprendre ce virus réservoir."
Dans le domaine de la prévention, le directeur de l'ANRS estime qu'il faut développer de "nouvelles stratégies" et surtout la "médicaliser", en utilisant "de nouveaux outils, dont les antiviraux". "Sans oublier la mise au point d'un vaccin", ajoute-t-il.

Face à ce qu'il nomme "une faillite budgétaire et scientifique", Jean-François Delfraissy lance un "appel à l'Etat" pour qu'il augmente le financement de la recherche. "L'ANRS n'a pas vu son budget modifié depuis 2005 (...). En 2010, ça va être difficile, en 2011, ce sera impossible", prévoit-il.

Le Congrès boucle la réforme Obama
Le Congrès américain a achevé hier le processus législatif sur la réforme du système de santé du président Barack Obama, en approuvant un additif comportant un ensemble de "corrections" au projet de loi abordé mardi. Cette information est tombée cette nuit et n'est reprise que par quelques quotidiens ce matin. Le Sénat a voté hier la réforme par 56 voix contre 43, annoncent Les Echos (page 26). Le quotidien économique prévoyait le "feu vert final" de la Chambre des représentants, "malgré les manoeuvres d'obstruction de dernière minute des républicains".

Parmi les modifications contenues dans l'additif, figure l'annulation "d'accords spéciaux", comme celui du Nebraska. Cet Etat était dispensé de payer certaines prestations sociales. A la place, l'ensemble des Etats américains seront aidés à 100% pour absorber ces coûts lors des premières années de la réforme. Le document prévoit aussi que les failles actuelles de la couverture santé des personnes âgées (Medicare) soient comblées.

Jusqu'au dernier moment, les sénateurs républicains ont fait obstruction à la réforme, en présentant une trentaine d'amendements, tous rejetés par la majorité démocrate, souligne La Tribune (page 10). Le débat a été entaché cette semaine par des menaces et des actes de vandalisme envers des élus qui avaient approuvé la réforme. Le FBI enquête d'ailleurs sur les "très sérieux incidents", parmi lesquels des menaces de mort, dont ont été victimes certains parlementaires démocrates, souligne La Tribune.
John Sutton