La flambée du chômage

Depuis presque dix ans, jamais un tel taux n'avait été atteint. Selon les chiffres rendus publics hier par l'Insee, 10% de la population active étaient au chômage au deuxième trimestre 2009. "Il faut remonter à 1999 pour retrouver de tels niveaux. A la différence près qu'à l'époque, le chômage était sur une pente descendante", souligne Le Figaro (page 18).

Sur les trois derniers mois de l'année 2009, précise Le Parisien/Aujourd'hui (page 5), 150.000 chômeurs se sont ajoutés à la liste des sans-emploi, portant à plus de 2,7 millions le nombre d'inscrits à Pôle emploi. Dans le détail, rapporte La Tribune (page 6), les jeunes hommes sont les premières victimes de cette dégradation. En effet, plus de 25% des 15-24 ans ayant terminé ou abandonné leurs études sont au chômage. Plus qualifiées, les jeunes filles échappent légèrement à cette situation même si, chez elles, le taux de chômage s'élève à 22,3%.

"Plus généralement, avec la crise, les hommes payent un plus lourd tribut que les femmes. Et pour la première fois, la courbe du chômage masculin (...) traditionnellement inférieur à celle des femmes, a rejoint cette dernière", poursuit Le Parisien/Aujourd'hui. Mais les femmes n'en restent pas moins les plus exposées aux petits boulots et à la pauvreté, ajoute le quotidien.

"A dix jours du premier tour des élections régionales, le gouvernement n'avait pas besoin de ça", analysent Les Echos (page 4). D'autant que la situation ne semble pas s'être améliorée depuis le début d'année. Selon La Tribune, les statistiques du mois de janvier évoquent une augmentation de 19.500 chômeurs. Cet état de fait contredit "l'optimisme du chef de l'Etat, qui, lors de sa dernière intervention télévisée, le 25 janvier, avait indiqué que le ”chômage va bais­ser dans les semaines et les mois qui vien­nent”." Une des conséquences de cette aggravation du chômage va être l'amoindrissement des recettes de la "Sécu", une situation particulièrement inquiétante à l'heure où les déficits explosent.

Pour le gouvernement, une autre préoccupation concerne le million de chômeurs en fin de droits. Comme l'indique Libération (page 16), une réunion entre Etat et partenaires sociaux doit se tenir aujourd'hui afin d'établir un "diagnostic" de ce dossier. "Sur ce million, précise le journal, près des deux tiers devraient basculer sur d'autres dispositifs, type allocation de solidarité spécifique (ASS) ou revenu de solidarité active (ARS)." En revanche, 400.000 autres personnes seront privées "de tout revenu à titre individuel, et pour lesquels gouvernement et partenaires sociaux reconnaissent qu'il y a un vrai problème".

Harmonie Mutuelles : création d'un réseau d'opticien
Comme l'indiquent Les Echos (page 31), Harmonie Mutuelles et Malakoff Médéric ont annoncé "la création d'un vaste réseau d'opticiens agréés". Baptisé Kalivia, ce réseau devrait être opérationnel "dès le 15 mai prochain pour les clients de Malakoff et en janvier 2011 pour les adhérents d'Harmonie". Comme l'explique la journaliste Géraldine Vial, "tout opticien qui satisfera aux exigences qualitatives et tarifaires, définie dans une charte de qualité très stricte, pourra être retenu et agréé Kalivia, pour une durée de deux ans et demi". L'objectif des deux partenaires est d'attirer "entre un quart et un tiers" des 11.500 praticiens implantés dans l'Hexa­gone. Pour François Venturini, directeur général d'Harmonie Mutuelles, les adhérents attendent des conseils sur les "meilleures conditions possibles de tarifs, mais aussi de qualité. La démarche initiée avec les opticiens a vocation à être déclinée avant la fin de l'année sur le marché de l'audioprothèse et en 2011 dans le do­maine dentaire".

Les maladies du rein se multiplient
Les affections rénales devraient exploser dans les années à venir. C'est du moins ce qu'estiment les spécialistes à la veille de la Journée mondiale du rein, qui aura lieu le 11 mars, signale Le Figaro (page 11). A l'origine de cette augmentation : l'hypertension et le diabète gras de type 2. Avec la multiplication de ces deux pathologies, les affections rénales ont en effet augmenté et devraient encore "croître d'un facteur 1,5 à 2 d'ici à 2025", explique le Pr Eric Rondeau, secrétaire général de la Fondation française du rein.

Les traitements par dialyse que ces affections induisent ne sont pas sans conséquences sur les comptes sociaux, note Le Figaro. En effet, la dialyse représente actuellement "2% du budget de l'assurance maladie pour environ 37.000 malades"...
Frédéric Lavignette