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La Mutualité monte au créneau

La "mise en garde" de la Mutualité française, titre Le Figaro-économie (page 17). Si le gouvernement ne tient pas ses engagements contenus dans le protocole signé le 28 juillet avec la Mutualité, le conflit qu’il aura "évité en juillet aura lieu à coup sûr en octobre", prévient son président. Le journal économique rappelle ainsi les propos de Jean-Pierre Davant dans un entretien publié notre dernière édition (lire Afim n° 3296 du 25 août). Des propos également repris dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 8)

La Mutualité française demande la traduction législative de ces engagements dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Comme le détaille La Tribune (page 16), ce protocole "doit permettre aux mutuelles de s’asseoir à la table des négociations avec l’assurance maladie et les professionnels de santé (...). La Mutualité doit également avoir accès aux données de santé (dans le respect de l’anonymat), être associée à l’évolution des modes de rémunération des médecins et à la limitation des dépassements d’honoraires". Pour Jean-Pierre Davant, "de telles mesures sont de nature à réformer le système, voire à compenser économiquement le poids de la taxe sur les mutuelles".

Au milieu de l’été, rappelle-t-on, le gouvernement a présenté un plan de redressement des comptes de l’assurance maladie obligatoire. Il prévoit une "contribution de solidarité" de 1 milliard d’euros à la charge des complémentaires. Elle pourrait être de l’ordre de 580 millions d’euros pour les seules mutuelles, sur la base des statistiques 2007 du Fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU).

Les mutuelles "ont accepté à reculons" cette taxation, relève La Tribune. Comme le rappelle L’Humanité (page 4), la Mutualité y était "opposée" mais le mouvement mutualiste a été mis "devant le fait accompli", explique Jean-Pierre Davant. Les mutuelles vont-elles répercuter la nouvelle taxation sur les cotisations ? Pour le président de la Mutualité française, il serait "conforme à notre vocation de tout faire pour éviter à nos adhérents une hausse surprise de leurs cotisations".

Désormais, la balle est dans le camp de gouvernement. Le ministre du Budget a indiqué hier que le PLFSS serait présenté le 29 septembre. Il témoignera, ou pas, de la volonté du gouvernement de tenir ses promesses !

Panorama des maladies professionnelles
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et la souffrance psychique (dépression, troubles du sommeil) arrivent en tête des maladies professionnelles. C’est ce qui ressort d’une étude épidémiologique publiée aujourd’hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Réalisée dans neuf régions françaises, elle observe que 59% de ces maladies sont dues aux pathologies de l’appareil locomoteur, indique Le Figaro (page 9). "Mais 21% sont liées à la souffrance psychique, ce qui traduit bien la dégradation des conditions de travail depuis une quinzaine d’années", note ce quotidien.

Un focus effectué en région Midi-Pyrénées montre une "sur-représentation" des jeunes et des hommes "venus des secteurs de l’industrie et du commerce mais une sous-représentation des salariés de l’éducation, de la santé, de l’action sociale et de l’administration".

Cette sous-représentation ne signifie pas nécessairement qu’il s’agisse de domaines moins exposés. Un rapport réalisé par Noël Diricq, conseiller à la Cour des Comptes, alerte le gouvernement sur "l’augmentation du nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles non déclarés", rapporte L’Humanité (page 4). A titre d’exemple, pour les TMS, 11.300 cas de syndrome du canal carpien ont été reconnus en 2003, contre 9.800 non déclarés.

Jean-Michel Molins