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La Mutualité française s’organise pour participer aux réformes

"La Mutualité française planche sur sa gouvernance", titrent ce matin Les Echos (page 30). Le quotidien économique annonce que l’assemblée générale de la Mutualité française doit valider aujourd’hui les objectifs de cette réforme. Les modifications statutaires, qui en découlent, seront quant à elles soumises au vote d’une assemblée générale extraordinaire, le 12 décembre prochain. Il s’agit ni plus ni moins que de "donner un avenir au mouvement et aux mutuelles qui le composent". Ce qui suppose, estime la Mutualité française, un rapprochement avec sa base.

Son président, Jean-Pierre Davant, voit au moins deux raisons pour lesquelles la Fédération doit poursuivre la modernisation de son organisation, qu’il qualifie aujourd’hui de "mi-achevée". "Nous allons être confrontés à des décisions importantes quant à l’avenir du système de santé. Il est par conséquent nécessaire de nous organiser pour pouvoir participer activement à ces réformes", explique-t-il dans Les Echos. "Quand demain, par exemple, nous débattrons avec le gouvernement pour savoir si les complémentaires santé doivent rentrer dans la réforme des affections de longue durée, nous devrons être mandatés par les principales concernées, à savoir les mutuelles."

Autre raison de modifier les statuts : le mouvement de concentration qui a profondément modifié le paysage mutualiste ces dernières années. "Nos mutuelles se sont regroupées, ont fusionné, ont créé des unions, sont devenues plus professionnelles. Il faut que ces évolutions soient reflétées au sein de la fédération", poursuit le président de la Mutualité française.

Une résolution soumise aujourd’hui au vote de l’assemblée générale confortera le rôle qu’entend jouer la Mutualité française dans le "grand débat sur le financement de la santé", promis par le président de la République. La Mutualité souhaite "participer activement à la gestion du risque", rappellent Les Echos.

Le quotidien économique annonce également que "la Mutualité Fonction publique se réforme en profondeur". Une résolution, adoptée hier au cours de son assemblée générale, vise à conforter "l’intérêt d’une structure comme la MFP", en posant les bases de sa refondation. La MFP compte créer une union de groupe mutualiste favorisant les regroupements entre mutuelles.

Dépassements : apporter une "réponse structurelle"
La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) constate une forte progression (+4,6% par an) des dépassements d’honoraires chez les médecins spécialistes. Soit "100 millions d’euros supplémentaires par an", précise Frédéric van Roekeghem, directeur de la Cnam, dans Les Echos (page 4). Ces dépassements atteignent plus de 2 milliards d’euros sur 19,3 milliards d’honoraires totaux (lire également page 4). "Il y avait 30% de spécialistes autorisés à pratiquer des dépassements en 1985, ils sont 39% aujourd’hui, et le taux de dépassement moyen par médecin a doublé, passant de 25% à 50%", souligne le directeur de la Cnam. "Les solutions seront structurelles", estime-t-il, promettant pour fin juin une négociation sur le secteur optionnel. Ce dispositif, prévu par un accord d’août 2004 sur les chirurgiens, apporterait des compléments de rémunération encadrés en contrepartie d’engagements sur la qualité des soins. "Enfin !", s’exclame Le Figaro-économie (page 20), qui constate qu’en attendant, la Cnam assure s’attaquer aux abus flagrants.

Au cours de leur rencontre mardi dernier, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et Jean-Pierre Davant ont longuement abordé la question des dépassements, rapporte Le Quotidien du médecin (page 3). "Avec la ministre, nous partageons l’analyse que cette situation ne peut plus perdurer", a déclaré le président de la Mutualité française à l’issue de cet entretien. Pour Jean-Pierre Davant, il faut assurer à la fois "la juste rémunération des professionnels", "l’accès aux soins pour chacun sur tout le territoire" et "la transparence des tarifs".

John Sutton