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La France en récession

La récession annoncée par l’Insee fait les gros titres de plusieurs quotidiens nationaux. "La France au bord de la récession", annonce la "une" du Figaro, selon lequel "l’activité recule et devrait continuer à reculer jusqu’au printemps prochain". "La France en récession", renchérissent Les Echos, qui précisent que "l’activité se contracte dans toute la zone euro". "Rigueur, récession, dégradation : la triple peine", indique le titre de La Tribune. Ce quotidien note que "la zone euro est entrée officiellement en récession au quatrième trimestre 2011, et devrait y rester au second semestre 2012".

Pour l’Insee, il sera "difficile" d’atteindre l’an prochain la prévision de 1 % de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur. L’activité économique devrait redémarrer faiblement au deuxième trimestre. Ainsi, une timide croissance est attendue au printemps (+ 0,1 %), soulignent les Echos (page 2). Pour atteindre 1 % de croissance, il faudrait que le PIB croisse de 1,3 % sur chacun des deux premiers trimestres, ont estimé hier les experts de l’Insee.

La crise des dettes souveraines s’est aggravée et s’est propagée au secteur financier. "Le choc s’est transmis à l’économie réelle : la dégradation depuis l’été des enquêtes de conjoncture européennes le montre sans ambiguïté", explique, dans Les Echos, Sandrine Duchêne, chef du département de la conjoncture de l’Insee. "Ce scénario tombe au plus mal pour le gouvernement", "et rend totalement caduque la prévision de 1 % [de croissance] figurant dans le budget 2012", commente le quotidien économique.

Dès lors, fait valoir La Tribune (page 2), "le spectre d’un troisième plan de rigueur plane sur le début de l’année 2012". "Après avoir démenti les rumeurs d’un troisième plan de rigueur avant la présidentielle, François Fillon a récemment évoqué un budget rectificatif en janvier 2012 pour mettre en œuvre les décisions du dernier sommet européen", rappelle le quotidien économique. "L’occasion d’instiller de nouvelles mesures de rigueur ?", s’interroge t-il.

Alzheimer : moins de médicaments
Une meilleure coordination entre les différents intervenants (médecin traitant, spécialiste, gériatre ou psychiatre) et moins de traitements médicamenteux, figurent parmi les principales recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, résume Le Parisien/Aujourd’hui (page 10).

Dans ce nouveau parcours de soins et d’aides, le médecin généraliste traitant aura un rôle central de coordination. C’est lui qui réalisera l’évaluation initiale du patient présentant des troubles de la mémoire. En revanche, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer sera posé par un spécialiste, qui l’annoncera également au patient.

Le traitement médicamenteux sera une "option" et non pas un passage obligatoire, préconise l’HAS. Au bout d’un an, l’équipe pluridisciplinaire se concertera pour décider de la poursuite ou non du traitement. Fin octobre, la commission de transparence de la HAS avait rétrogradé le service médical rendu (SMR) de certains médicaments anti-Alzheimer d’"important" à "faible", rappelle Le Parisien/Aujourd’hui (page 10). Il s’agit de quatre traitements parmi les plus prescrits : Exiba® (du laboratoire Lündbeck), Aricept® (Eisai), Exelon® (Novartis) et Reminyl® (Janssen Cilag).

John Sutton