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La Cour des comptes épingle le régime étudiant

Dans une version préparatoire à un rapport qui devrait être rendu public en septembre, la Cour des comptes livre une analyse sévère du ré­gime étudiant de Sécurité sociale en général, et de la LMDE en particulier. Des propos qui, de fait, réitèrent les critiques d'UFC-Que choisir et d'un rapport d'information du Sénat publié en décembre dernier.

Dans cette version, que s'est procurée Le Monde (page 6), la Cour des comptes pointe une "qualité de services (...) globalement très insatisfaisante" et des "coûts de gestion élevés avec une faible productivité". "Les conclusions du rapport (...) ne sont pas nouvelles", souligne la présidente de la LMDE, Vanessa Favaro dans Les Echos (page 4). Parmi les services incriminés : l'accueil téléphonique jugé défectueux. "Nous avons connu de gros soucis en 2012 en raison d'une réorganisation interne complexe mais la situation est revenue à la normale. Nous répondons à un appel sur deux même si ce n'est toujours pas suffisant", explique Vanessa Favaro.

Confrontée à des difficultés financières "chroniques", La Mutuelle des étudiants "a été contrainte de s'adosser en février à la MGEN qui contrôle désormais de facto la gestion de la mutuelle", rap­pelle Le Monde.

Don du sang : revoir certains critères d'exclusion
Un rapport remis mardi à la ministre de la Santé par Olivier Véran, député PS de l'Isère et neurologue, prône l'actualisation des critères d'exclusion qui encadrent le don du sang. "Il n'existe pas de “droit au don” et le principe de précaution doit prévaloir, explique le rapporteur dans le quotidien La Croix (page 6). Mais au regard des progrès médicaux effectués, il paraît logique de revoir certains critères. Interdire pour toujours à une personne transfusée une fois, de donner son sang, pose la question d'un excès de sécurité."

"Trente ans après le scandale du sang contaminé, les données ont évolué, la science a bougé", observe Olivier Véran, dans un entretien à Libération (page 11). Selon lui, "il est important aujourd'hui, de réinterroger les critères de sécurité sanitaire", l'objectif étant "d'arriver au meilleur principe de précaution pour les receveurs et les donneurs". Interrogé sur sa proposition de ne plus interdire le don du sang aux homosexuels, le dé­puté de l'Isère estime qu'"il y a des homosexuels qui n'ont aucune pratique à risque, et je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas donner leur sang. D'autant qu'il y a la fenêtre de quarante jours qui permet d'assurer qu'il n'y a pas eu de contamination".

"Vous proposez l'instauration d'un label éthique ?", questionne Eric Favereau, de Libération. "Je veux mettre l'éthique au centre de notre modèle, répond Olivier Véran. Aujourd'hui, il est battu en brèche avec l'ouverture des marchés. Des grands groupes vendent leurs produits moins chers et il y a des difficultés à défendre notre modèle éthique, reposant sur le don et l'anonymat."

"Je ne veux pas empêcher la vente de médicaments conçus à partir de sang rémunéré, se défend le rapporteur. Mais ceux qui reposent sur le don doivent pouvoir bénéficier d'un label éthique. Les autres devant être assujettis à une contribution particulière." Le gouvernement étudie la création éventuelle d'une taxe sur les médicaments dérivés du plasma « ne justifiant pas l'origine bénévole du don", confirme Le Monde (page 6). En ligne de mire : les produits de Baxter, CSL, etc… issus de sang collecté dans des pays où la rémunération est la règle.

Jean-Michel Molins et John Sutton