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Inégalité des sexes et des salaires

Alors qu’aura lieu samedi la journée mondiale du 8 mars, l’Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (Orse) publie une étude sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Pour La Tribune (page 27), cette égalité "n’est pas pour tout de suite" et les entreprises ne semblent pas disposées "pour négocier des accords de rattrapage". De façon générale, explique le quotidien économique, en s’appuyant cette fois des données transmises par le ministère de l’Emploi (Dares), "le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 19% en moyenne à celui des hommes".

Cette différence est également notable chez les cadres, mais "les écarts sont variables selon les fonctions", poursuit Le Figaro (page 20). En effet, selon une enquête menée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), la moitié des hommes cadres ont touché un salaire annuel brut supérieur à 45.000 euros en 2007, alors que la moitié des femmes cadres ont perçu 38.400 euros.

Les interruptions de carrières liées à la maternité peuvent en partie expliquer cet écart de 17% entre les deux sexes, de même que le niveau de responsabilité. Mais à postes équivalents, indiquent Les Echos (page 3), rien ne justifie la différence : "Si l’on considère un homme et une femme ayant les même caractéristiques (âge, expérience), occupant le même poste et travaillant dans le même type d’entreprise, l’écart atteint encore 7%", note ce journal.

Ce sont les fonctions de direction qui procurent aux femmes les meilleurs salaires, notamment dans le secteur de la finance (48.000 euros bruts annuels), observe Le Figaro. Ensuite, les femmes travaillant dans l’audit arrivent en deuxième position, avec un salaire médian de 44.000 euros.

Dans le secteur des fonctions juridiques, l’écart de salaires entre hommes et femmes est "quasi nul" : 3%. Il faut dire que ce secteur possède un taux de féminisation de 68%. Dans les ressources humaines, où les femmes représentent sept postes sur dix, les écarts de salaires sont également faibles : ils sont de 5%, notent Les Echos. En revanche, c’est "dans la fonction production, où les hommes occupent près de neuf postes sur dix" que les différences sont les plus importantes, puisque cet écart est de 36%.

Pour réduire les inégalités constatées dans certaines branches, un projet de loi devrait être adopté prochainement, rapporte Le Figaro. "D’ici à la fin 2009, les entreprises devront négocier des accords de rattrapage" et "début 2010, des sanctions financières dissuasives seront mises en place". D’ici là, l’égalité attendra.

Représentativité : les projets du Medef
Aujourd’hui, patronat et syndicats se retrouvent pour s’attaquer à la question de la validation des accords professionnels, cela dans le cadre des négociations sur la représentativité et la réforme du dialogue social. "Globalement, l’idée défendue par le gouvernement et une partie du patronat et des syndicats serait d’introduire en France la notion d’accord majoritaire", explique La Tribune (page 26). En clair, seul un accord signé par des syndicats majoritaires, "c’est-à-dire ayant recueilli au moins 50% des suffrages lors des dernières élections professionnelles", pourra s’appliquer.

Le gouvernement et le Medef souhaiteraient aussi généraliser la possibilité de "déroger à des accords de branche, voire à la loi, dans un sens pas forcément plus favorables aux salariés". Mais pour le moment, le patronat se garde bien d’exposer trop en détail ses intentions aux syndicats...