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Grève dans l’enseignement

C'est pour protester contre les atteintes portées au "service public et laïque d'éducation" que les enseignants manifesteront aujourd'hui dans toute la France. A l'appel de plusieurs syndicats (FSU, FERC-CGT et Sud-Education), l'Education nationale et l'enseignement supérieur devraient donc être perturbés par cette journée de grève. Le gouvernement n'a toutefois pas l'air de s'inquiéter, notent Les Echos (page 2) car, selon l'exécutif, "les mouvements qui ne rassemblent pas l'ensemble des organisations représentatives devraient être peu suivis".

Pourtant, constate L'Humanité (pages 2 et 3), les enseignants paraissent bien déterminés "tant les dossiers sensibles s'accumulent". A commencer par celui de l'emploi. En effet, déplore le quotidien, "le projet de budget débattu actuellement au Parlement prévoit bien 16.000 suppressions de postes dans l'éducation. Qui viendront s'ajouter aux 13.500 de 2009, aux 11.200 de 2008...".

Outre ce dossier, poursuivent Les Echos, "les organisations dénoncent la dégradation de travail, ainsi que l'absence de revalorisation des traitements". La réforme du lycée présentée la semaine dernière par le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, est également mise en cause par les syndicats, au prétexte qu'elle donne "une autonomie inconsidérée aux établissements, sans le moindre cadrage national" et rogne sur "l'horaire de certaines disciplines".

Il est cependant un point qui risque de cristalliser la colère des grévistes, indique le journal économique : c'est la formation des enseignants. Un projet élaboré par l'ancien ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, prévoit entre autres de "recruter les futurs enseignants à Bac+5, contre Bac+3 aujourd'hui". Leur formation ne sera d'ailleurs plus assurée dans les IUFM appelés à disparaître. Cette mission "sera maintenant assumée par les universités", indiquent Les Echos.

Trisomie 21 : dépistage modifié
La journée nationale de la trisomie 21 qui s'est tenue dimanche a été l'occasion d'évoquer le dépistage de ce handicap chromosomique. Depuis qu'il s'est renforcé, "le nombre de naissances d'enfants atteints a fortement diminué : il est autour de 400", rapporte Libération (page 23).

Un récent décret vient de modifier la procédure de dépistage. Désormais, "on propose systématiquement un test sérique à toute femme enceinte au cours du premier trimestre de grossesse alors qu'auparavant c'était au second". Ensuite, intervient normalement l'échographie de la 12e semaine. "Avec ces deux éléments, poursuit le quotidien, s'il y a un signe annonciateur de troubles chromosomiques alors, et alors seulement, on proposera une amniocentèse." Jusqu'à présent ce prélèvement du liquide amniotique était systématique et remboursé par la Sécurité sociale pour les femmes de 38 ans et plus. Maintenant il ne l'est plus. "Sauf si les deux examens précédents ont pointé un risque", relève Libération.

Frédéric Lavignette